La vraie fausse gifle qui a lancé la «révolution du jasmin»

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La policière municipale qui avait malmené le vendeur ambulant de Sidi Bouzid, mort immolé, a obtenu un non-lieu.

L'histoire a fait le tour du monde. Elle a entraîné la chute du régime Ben Ali, qui régna durant près d'un quart de siècle sur la Tunisie, et a provoqué une série de soulèvements dans le monde arabe. Le vendredi 17 décembre vers midi, Fayda Hamdi, un agent de la police municipale de la ville de Sidi Bouzid, dans le centre-ouest tunisien, gifle Mohammed Bouazizi, un vendeur à la sauvette, et saisit sa marchandise, sept kilos de bananes, des poires et quelques pommes ainsi qu'une balance.

Désespéré, le chômeur s'immole par le feu devant la préfecture. Il meurt de ses brûlures le 4 janvier. L'onde de choc de son suicide déclenche la «révolution du jasmin». Mohammed Bouazizi devient le symbole de la jeunesse sans espoir d'un pays sous le joug de Zine el-Abidine Ben Ali et de son clan de corrompus. Fayda Hamdi est jetée en prison par le chef de l'État qui tente de désamorcer la crise. Son geste public, pour le moins surprenant dans une société aussi musulm...

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