La volte-face de Sarkozy provoque la fureur des opposants au mariage pour tous

le , mis à jour à 15:27
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La volte-face de Sarkozy provoque la fureur des opposants au mariage pour tous
La volte-face de Sarkozy provoque la fureur des opposants au mariage pour tous

Le mariage pour tous n'a plus rien à craindre de la part de Nicolas Sarkozy.  Quelque part parmi les 264 pages de son livre «La France pour la vie», il explique finalement que non, il n'a pas l'intention de toucher à la loi Taubira. «Il ne saurait être question de démarier les mariés, ce serait injuste, cruel et en outre juridiquement impossible», assure-t-il. «J'avais pensé à l'époque que les ambiguïtés de la loi Taubira sur certains points imposeraient une nouvelle rédaction. A la réflexion, je crains que le remède soit pire que le mal.»

Sur le sujet, Nicolas Sarkozy reconnaît donc avoir «évolué». Un euphémisme compte tenu des propos tenus il y a un peu plus d'un an. Petit retour en arrière : le 15 novembre 2014, Nicolas Sarkozy participe à un meeting de Sens commun, l'association émanant de la Manif pour tous, farouchement opposée à l'union entre homosexuels. L'ancien chef de l'Etat est alors candidat à la présidence de feu l'UMP. Sur scène, Sarkozy défend «une «réécriture de fond en comble» de la loi Taubira.

La formule ne fait pas mouche chez une partie de l'assistance. Quelques huées montent, certains militants n'ont qu'un seul mot à la bouche : «Abrogation ! Abrogation !» Nicolas Sarkozy reprend la balle au bond et préfère montrer patte blanche. «Si vous préférez qu'on dise qu'on doit abroger la loi Taubira pour en faire une autre... En français, ça veut dire la même chose. ça aboutit au même résultat. Mais enfin, si ça vous fait plaisir, franchement, ça coûte pas très cher», finit-il par lâcher.

VIDEO. Nicolas Sarkozy au meeting de Sens Commun (à partir de 30'32)

Pour Mariton, Sarkozy a commis un «parjure»

Autant dire que les opposants au mariage pour tous n'apprécient pas le virage pris par Sarkozy dans son livre. Pour Hervé Mariton, candidat à la primaire de la droite et du centre, le virage a toutes les apparences d'un «tête-à-queue». «Nicolas Sarkozy, il y a à ...

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