La volatilité des taux souverains continue de pénaliser les marchés

le , mis à jour à 17:51
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Le marché obligataire souverain a de nouveau connu des mouvements erratiques vendredi 5 juin.
Le marché obligataire souverain a de nouveau connu des mouvements erratiques vendredi 5 juin.

Les tensions sur les taux souverains de la zone euro étaient toujours d’actualité vendredi 5 juin, après une séance de jeudi particulièrement mouvementée dans ce domaine. La baisse des indices boursiers était également motivée par l’éternel dossier grec.

Les investisseurs restaient prudents vendredi alors que les taux souverains européens continuaient de faire des mouvements de yoyo à des niveaux nettement plus élevés qu’au cours des derniers mois.

Mouvements erratiques

Hier, les taux souverains avaient connu une envolée en matinée, le 10 ans allemand remontant momentanément jusqu’à 0,99% et le 10 ans français jusqu’à 1,29% en cours de séance selon les données de Bloomberg. Au moment de la clôture parisienne, les taux étaient revenus à 0,82% et 1,13%. Un mois et demi plus tôt, les mêmes taux se situaient respectivement à seulement 0,05% et 0,35% (lire l’article détaillé à ce sujet).

Vendredi, les taux ont repris leur chemin haussier dès le début de la séance. Le 10 ans allemand repassait temporairement au-dessus de 0,90% à 10h, alors que le 10 ans français revenait à 1,23% à la même heure selon Bloomberg.

Dans la suite de la séance, les taux ont poursuivi leur évolution autour de ces niveaux, peinant néanmoins à trouver un véritable point d’équilibre. La volatilité restait donc importante, tout en étant plus faible que lors de la précédente séance.

À 17h35, lors de la clôture de la place parisienne, le taux allemand revenait à 0,84%, contre 1,17% pour le 10 ans français.

Taux périphériques européens en hausse

En comparaison, le taux de l’emprunt souverain italien à 10 ans atteint désormais 2,20% contre 1,1% en mars dernier, tout comme le taux d’emprunt de l’Etat espagnol. Le taux portugais à 10 ans se rapproche quant à lui des 3%, un niveau qui commence à devenir élevé pour un pays encore pénalisé par la crise.

Le taux grec sur les marchés, purement théorique car l’Etat grec n’emprunte plus sur les marchés, reste quant à lui autour de 11%, un niveau déjà atteint il y a quelques mois.

Marchés boursiers dans le rouge

Cette nouvelle baisse du marché obligataire (quand les taux montent, la valeur des obligations cotées baisse) se transmettait de nouveau aux marchés Actions, également pénalisés par des nouvelles mitigées sur la Grèce.

Le CAC40 a clôturé en baisse de 1,33%, après une séance passée intégralement en territoire négatif. Le Dax30 allemand a quant à lui abandonné 1,12% pour la dernière séance de la semaine.

L’indice Athex de la bourse grecque clôturait à 16h05 en baisse de 4,96%.

X. Bargue

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  • b.renie le samedi 6 juin 2015 à 06:05

    C'est plus la hausse du taux des marchés qui donne du mou à la bourse que le Grexit. Il est clair que le QE a été favorable surtout aux spéculateurs des marchés qu'à l'économie réelle mondiale. Ces flots de papier monnaie injecté rejoignait rapidement le trésor entassé dans les réseaux off shore des banques voire le shadow banking leur annexe

  • paspil le samedi 6 juin 2015 à 03:35

    le service de la dette va couter plus cher ... faudra penser à augmenter les impots lol