La volatilité des Bourses excessive-Villeroy de Galhau (BdF)

le
0
    PARIS, 9 février (Reuters) - La volatilité actuelle des 
marchés boursiers est excessive mais les banques françaises sont 
deux fois plus solides qu'avant la crise financière, déclare le 
gouverneur de la Banque de France dans un entretien à paraître 
mercredi dans Le Figaro. 
    Les banques centrales européennes disposent des instruments 
macroprudentiels nécessaires pour remédier aux excès du cycle 
financier, ajoute François Villeroy de Galhau. 
    "Les banques françaises sont (...) deux fois plus solides 
qu'elles ne l'étaient en 2007, avec un ratio de capital porté de 
6 à 12% de leurs risques pondérés", dit-il. 
    "Quand on compare les QE menés de part et d'autre de 
l'Atlantique, leurs effets sont à peu près comparables en termes 
d'inflation et de croissance. Par ailleurs, la volatilité des 
marchés boursiers est aujourd'hui excessive, face aux 
fondamentaux de l'économie réelle", ajoute-t-il. 
    "Nous surveillons les choses de très près", et "tant au 
niveau de la zone euro qu'en France (...) ce cycle financier 
n'est pas au-dessus de sa moyenne historique", juge-t-il. 
    "Si nécessaire, nous aurions des moyens dits 
'macroprudentiels' pour remédier aux excès, en imposant par 
exemple des limites aux achats immobiliers finançables par 
crédit", explique le gouverneur de la Banque de France. 
    A la question de savoir si la Banque centrale européenne 
(BCE) peut aller encore plus loin dans la politique de taux 
d'intérêt négatifs, il relève que "l'expérience récente (...) a 
appris que le zéro n'est pas une limite pour les taux directeurs 
des banques centrales." 
    "Les banques centrales (...) ont à leur disposition toute 
une palette d'instruments de politique monétaire: les taux 
négatifs, mais aussi les achats de titres avec le QE, ou la 
«forward guidance» qui éclaire les taux futurs. Nous en faisons 
usage, comme c'est notre devoir", justifie François Villeroy de 
Galhau. 
 
 (Sophie Louet, édité par Patrick Vignal) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant