La visite privée de Marzouki à Paris perturbée par les Femen et des opposants

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Trois féministes du mouvement Femen ont perturbé vendredi la visite privée du président Moncef Marzouki à Paris, également accueillie par plusieurs dizaines d'opposants lui demandant le nom des assassins de Chokri Belaïd.

Trois femmes ont interrompu, les seins nus, le début de la conférence que le président tunisien allait donner à l'Institut du Monde arabe (IMA) à Paris.

"Je suis assez surpris par la forme (de cette manifestation)", a déclaré le président tunisien après l'action des Femen, un mouvement parti d'Ukraine qui a essaimé dans plusieurs pays.

"Libérez Amina!", ont eu le temps de crier les trois militantes, en référence à la jeune tunisienne de 19 ans qui se cache depuis la diffusion de photos d'elle les seins nus par peur des représailles des islamistes.

Les trois femmes ont été expulsées après s'être précipitées l'une après l'autre sur le directeur de l'IMA, l'ancien ministre Jack Lang, qui souhaitait la bienvenue à M. Marzouki.

A l'extérieur de l'IMA, plusieurs dizaines de Tunisiens avaient auparavant manifesté contre le président tunisien venu en visite privée présenter son livre "L'invention d'une démocratie".

Les opposants, dont des représentants du parti Nida Tounès, ont détourné le titre de l'ouvrage sur des pancartes dénonçant "l'assassinat d'une démocratie" ou "l'invention d'une atteinte aux droits humains", a constaté une journaliste de l'AFP.

"Qui a tué Chokri Belaïd'", s'interrogeaient-ils aussi en référence à l'assassinat de l'opposant laïc à Tunis le 6 février dernier.

Une autre pancarte compare M. Marzouki au révolutionnaire Robespierre, symbole de la Terreur après la chute de la monarchie en 1789, lors de ce rassemblement tenu à 200 mètres de l'IMA par les forces de l'ordre.

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