«La violence du débat est liée au poids du FN»

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INTERVIEW - Nicolas Sarkozy traité de «menteur», Valérie Trierweiler comparé à un chien? A moins d'une semaine du second tour de la présidentielle, Christian Delporte, spécialiste de la communication politique, décrypte une surenchère verbale, qui lui rappelle la campagne de 1988.

LEFIGARO.FR. - Les attaques virulentes se sont multipliées ces derniers jours entre le camp de Nicolas Sarkozy et celui de François Hollande. Un tel niveau de violence avait-il déjà été atteint?

Christian DELPORTE. - La campagne à laquelle nous assistons actuellement me rappelle celle de la présidentielle de 1988. Elle avait été très dure, notamment dans l'entre-deux-tours et durant le débat qui avait opposé le président sortant François Mitterrand et son premier ministre de cohabitation, Jacques Chirac. Déjà à l'époque, la violence du débat était liée au poids du Front national dans la vie politique. Comme Nicolas Sarkozy aujourd'hui, Jacques Chirac ne pouvait espérer l'emporter au deuxième tour sans les voix frontistes, et son adversaire socialiste en avait profité. Je ne me souviens en revanche pas d'«affaires», comme celle évoquée ces derniers jours sur un financement présumé par Mouammar Kadhafi de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy. Autre diff

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