La ville où 75% des habitants vivent... dans le même immeuble

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En Alaska, la ville côtiere de Whittier regroupe la quasi-totalité de ses habitants dans un immeuble, pendant que les autres vivent isolés.

Un peu moins de 200 habitants (182, au dernier recensement qui a eu lieu en l’an 2000), et une situation géographique très particulière. C’est ce qui caractérise la petite ville côtiere de Whittier, dans laquelle on ne peut entrer et sortir que par un immense tunnel faisant à la fois office de route et de voie ferrée. Pendant la seconde guerre mondiale, c’est l’armée américaine qui y a construit des installations militaires, avec un port et une gare ferroviaire, près d’un glacier, nommant l’endroit Camp Sullivan.

À l’image de sa création, la disposition de la ville est assez simple. Elle est composée de deux grands blocs d’immeubles: le Buckner Building, et les Begich Towers, qui sont les noms des bâtiments militaires. C’est le deuxième bâtiment qui a aujourd’hui une particularité, puisqu’il regroupe 75 % des habitants de la ville, le Buckner Building ayant été abandonné 7 ans après sa construction. Quant aux habitants restants, ils vivent dans des habitations un peu plus isolées de la ville.

Toutes les ressources réunies dans un seul immeuble

Et les Begich Towers ne sont pas seulement des immeubles locatifs. Ils regroupent absolument tous les services de la ville, en plus des logements: supermarché, bistrot, poste de police, et même école sont regroupés dans cet édifice que tous les habitants appellent «la maison». Il reste tout de même une poignée de bâtiments qui parsèment le paysage, dont une auberge qui fait également office de laverie et de bar.

À quoi ressemble la vie dans une ville aussi isolée? L’écrivain et photographe Jen Kinney s’est établi à Whittier durant des années. Il a confié au site Gizmodo ses impressions sur cette ville très particulière et ses habitants. Un mode de vie binaire où l’on ressent à la fois une intense impression d’être près des gens - parce que l’on est forcé de cotoyer tout le monde - et aussi un isolement de tous les instants. «J’avais l’impression bizarre de connaître chaque personne habitant derrière chaque paroi, que ce soit en haut, en bas, à gauche, ou à droite», analyse Jen Kinney

Comment les gens se retrouvent-ils là-bas? «Le nombre d’anecdotes et la diversité des histoires de chacun d’entre eux est impressionnant», avoue Kinney. Néanmoins, pour la grande majorité des habitants, Whittier est une ville de transition, où l’on reste pendant un laps de temps bien déterminé. «C’est ceux qui sont encore là en hiver qui composent le vrai noyau des habitants. Finalement, ce qui maintient les gens à Whittier n’est pas si différent que ce qui maintient n’importe qui dans sa ville natale: le confort des habitudes, et la connaissance de chaque personne et de chaque recoin», conclut Kinney.

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