La ville de Paris veut équiper 30% du périphérique contre le bruit

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INFOGRAPHIE - Ces travaux de mise en œuvre viennent de débuter. À terme, cela devrait améliorer les conditions de vie des riverains et augmenter le prix de leurs appartements.

Les pouvoirs publics semblent vouloir en faire une priorité. Aujourd’hui, près de 11% des habitants de la capitale sont exposés à des niveaux de bruit trop élevés. La Ville veut rendre le périphérique moins bruyant en généralisant un revêtement qui réduit le niveau sonore. C’est ce que la maire Anne Hidalgo a annoncé en début d’année. Objectif: étendre à 30% du périphérique la pose de ce revêtement afin de limiter les nuisances sonores pour les riverains. Les travaux de mise en œuvre viennent de débuter et se poursuivront tout l’été.

Le revêtement permet selon les mesures réalisées par Bruitparif, de baisser de 7 décibels les nuisances sonores liées à la circulation des véhicules, soit l’équivalent ressenti d’une division par cinq du trafic routier. En mars dernier, une expérience avait eu lieu en public avec une mesure de bruit sur le pont de l’avenue Courteline (12e arrondissement), juste au-dessus du périphérique. Là-bas, comme pour les 100.000 riverains de cet axe ceinturant la capitale, il n’est pas rare de dépasser les 68 décibels, le seuil limite réglementaire, écrivait alors Le Figaro Immobilier.

Aujourd’hui, seulement 13% du périphérique bénéficie d’une protection anti-bruit. En priorité, les travaux se dérouleront sur les tronçons - six au total - situés aux abords des quartiers à la plus forte densité de logements, comme de la Porte d’Ivry à la Porte de Choisy, aux abords de la Porte de Gentilly, ou encore de la Porte de Chatillon à la Porte de Vanves. En 2016 seulement, viendront les tronçons de la Porte de Saint-Mandé et la Porte Dorée, ainsi que la Porte de Brancion et la Porte de la Plaine.

Le bruit peut faire baisser le prix d’un appartement de 10 à 15%

Certains changements sont déjà effectifs depuis janvier 2014. La réduction de la vitesse maximum autorisée sur le boulevard périphérique de 80 à 70 km/h a déjà contribué à diminuer le bruit lié à la circulation. Ces actions s’inscrivent dans le Plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE), qui sera soumis à l’automne prochain au Conseil de Paris. «Avec un budget de 5 millions d’euros, notre objectif est de traiter d’ici 5 ans 100% de la zone habitée du périphérique, soit 30% de sa longueur contre seulement 10% actuellement équipés», soulignait en mars dernier Célia Blauel, adjointe au maire (EELV) chargée de l’environnement.

Le bruit n’a pas seulement un impact sur le confort et la qualité de vie des riverains. IIl a aussi une influence sur les prix de vente des appartements. «Le bruit constitue un défaut, et il a toujours un impact sur le prix de vente», explique au Figaro Immobilier Pascal Boulenger, co-fondateur du site MeilleursAgents. Si à Paris, le seuil de bruit est situé à 68 décibels, pour les agents immobiliers, il devient un vrai problème dès 50 décibels. C’est à partir de cette limite qu’ils peuvent pondérer le prix d’un bien.

«Après, tout dépend du niveau du bruit et du volume de passage, précise Pascal Boulenger. De la même manière, l’exposition ne sera pas la même si toutes les pièces de l’appartement sont exposées ou si les chambres sont épargnées.» Autrement dit, si l’ensemble de l’appartement donne sur le périphérique ou une grosse artère très fréquentée, la décote sur le prix pourra atteindre jusqu’à 15%. Si l’exposition au bruit est moins élevée, le prix peut être de 8 à 10% moins élevé que celui d’un appartement plus silencieux.

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