La ville de Paris installe une colocation étudiante chez Frigide Barjot

le
4

Frigide Barjot et sa famille avaient été expulsés de ce logement social de 173 mètres carrés il y a quelques mois... La mairie de Paris y a désormais installé une colocation étudiante.

Les temps changent. «Après la Manif pour tous, la colocation pour tous», écrivait Lefigaro.fr en janvier dernier, la ville de Paris aémis son souhait de transformer le logement social de Frigide Barjot - situé dans le XVe arrondissement, à deux pas du Champ de mars - en colocation étudiante. C’est désormais chose faite. Peu après la rentrée, Ian Brossat, adjoint à la Maire de Paris en charge du logement, et Marie-Christine Lemardeley, adjointe à la Maire en charge de la vie étudiante, inaugureront mardi ce logement aux côtés de leurs nouveaux locataires, des étudiants boursiers.

Le montant du loyer restera quant à lui inchangé et les cinq chambres qui le composent seront louées individuellement, revenant chacune à 450 euros par mois pour les étudiants. D’importants travaux ont été effectués dans l’appartement. «Il a été rendu dans un drôle d’état», affirmait il y a quelques mois un cadre de la RIVP au Parisien. La municipalité a décidé de maintenir cet appartement parmi les logements intermédiaires à loyer libre, à mi-chemin entre un logement conventionné et une HLM.

Frigide Barjot occupait le triplex depuis 1986

Le feuilleton médiatique concernant le duplex de Frigide Barjot, dans le XVe arrondissement de Paris a duré plusieurs années. En cause: l’occupation de ce logement social par Frigide Barjot et son mari avait été rendue publique en juin 2013, en raison d’une procédure d’expulsion à l’encontre de celle qui menait les cortèges anti-mariage gay. Frigide Barjot occupait depuis 1986 ce triplex de 173 m², issu de deux appartements distincts réunis, sur deux étages et avec terrasse, pour un loyer mensuel de 2850 euros. Un tarif bien en-deçà des prix du marché.

La locataire possédait par ailleurs, dans le Xe arrondissement, un autre appartement de 64 mètre carrés. «J’ai hérité de cet appartement en 2009 à la mort de ma mère. Il n’a rien à voir avec notre vie actuelle», expliquait l’intéressée au Figaro. «Le logement est trop petit pour que nous y vivions tous et n’est pas habitable», affirmait-elle. Cette occupation n’avait en effet rien d’illégale. La Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) avait cependant entamé une procédure d’expulsion à son encontre pour occupation «anormale» pour une autre raison. La figure anti-mariage gay avait domicilié sa société, Jalons, à ce domicile, ce qui permettait au couple de se verser à lui-même un loyer.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • hema769 le dimanche 13 sept 2015 à 14:26

    La droite décomplexée 64 m² trop petit pour deux Ils sont beaux les amis de Sarkozy

  • lm123457 le samedi 12 sept 2015 à 19:11

    Soit on applique cette règle "pour tous", soit on ne l'applique pas. Les socialo.s ont choisi la vendetta personnelle. Pas joli joli ....

  • M7093115 le samedi 12 sept 2015 à 11:34

    Misérable petite vengeance de Mme Hidalgo Je connais des dizaine de logements sociaux occupés sans aucune raison économique par des politiques ( droite et gauche confondues ) Il serait temps de faire un sérieux ménage......

  • DonCorly le vendredi 11 sept 2015 à 19:01

    En URSS ce type de logement portait un nom : les "Kommunalki". On voit quel exemple la mairie de Paris a décidé de suivre...