La ville de Detroit renonce à rembourser une dette de 34 millions

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DETROIT (Reuters) - L'administrateur de la ville de Detroit, Kevin Orr, a annoncé que la municipalité allait cesser d'honorer certaines dettes, dont l'une devait être remboursée ce vendredi, et proposé que certains créanciers acceptent une forte décote afin d'éviter la plus grosse faillite d'une ville depuis la création des Etats-Unis.

Fitch a annoncé dans la foulée que la note de crédit de la ville de Detroit serait placée en catégorie "D", c'est à dire en situation de défaut, si elle en arrivait à une telle extrémité.

Lors d'une réunion avec des créanciers, qui détiennent près de 17 milliards de dollars de dette, Kevin Orr leur a, pour la première fois, demandé d'accepter des concessions.

La ville est "insolvable", a-t-il dit, et il faut que des sacrifices soient consentis de la part de toutes les parties, des créanciers notamment, pour croire en sa survie.

"Une gestion défaillante, une population déclinante, une assiette fiscale en baisse et d'autres raisons ont amené Detroit au bord de la ruine financière et opérationnelle", a-t-il expliqué

"Nous avons présenté un plan qui contient une feuille de route précise pour garantir que les services de base soient assurés à nos concitoyens tout en adaptant nos obligations aux réalités auxquelles la ville est confrontée."

Un moratoire sur le paiement du principal et des intérêts de la dette non-garantie de la ville, qui comprend une ligne de 34 millions de dollars arrivant à échéance ce vendredi, pourrait permettre à la ville de conserver suffisamment de liquidités pour continuer de fournir les services publics aux habitants, a expliqué Kevin Orr.

Avec plus d'un tiers de ses habitants vivant sous le seuil de la pauvreté défini par Washington, Detroit est la plus pauvre des grandes villes américaines. Sa population est tombée à 700.000 âmes et les services de police et de pompiers sont en déshérence.

Selon Kevin Orr, la probabilité de voir la ville faire faillite est de 50%.

Bernie Woodall et Steve Neavling, Nicolas Delame pour le service français, édité par Marc Angrand

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  • M180805 le vendredi 14 juin 2013 à 20:46

    ils ont qu'a pas payer et aller bloquer la maison blanche pour reclamer un chagement de politique !!!! les pauvres faut reagir les gars sinon ,ils vont vous laisser crever !pour eux tout va bien le dow jones est a 15000