La villa de Picasso à Cannes est à vendre

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La petite-fille du peintre aurait reçu une offre d’achat de 150 millions d’euros. Les fonds seront utilisés pour «faire de grandes choses dans l’humanitaire», assure-t-elle.

«La Californie» est à vendre. Cette somptueuse villa, située les hauteurs de Cannes et qui servait d’atelier à Pablo Picasso, est mise en vente par la petite-fille du peinte, Marina. «Cela fait partie de mes projets. (...) Ce sera, pour moi, une façon de tourner la page sur une histoire assez douloureuse», explique-t-elle dans un entretien publié samedi dans Nice-Matin. L’héritière aurait déjà reçu une offre d’achat s’élevant à 150 millions d’euros. Les fonds servirons selon elle à «faire de grandes choses dans l’humanitaire».

Cette villa bourgeoise de trois étages, d’abord appelée «villa Fénelon» puis «villa Californie», a été construite en 1920. Pablo Picasso la rachète en 1955 et s’y installe avec sa dernière compagne Jacqueline. C’est depuis sont atelier situé dans le rez-de-chaussée qu’il réalisera la peinture «La Baie de Cannes» en 1958. Pablo Picasso quitte les lieux en 1961, dérangé par un immeuble qui lui obstrue la vue de la mer, et s’installe à Mougins. C’est sa petit fille, Marina, qui à 22 ans hérite de l’imposante demeure dans laquelle de nombreuses oeuvres cachées seront retrouvées après la mort du peintre. Après des travaux de restauration en 1987, cette dernière la rebaptise «Pavillon de Flore».

«Ce n’est pas évident, de quitter cette maison. D’un autre côté, il est raisonnable de le faire», poursuit-elle. «Encore faut-il que je trouve autre chose où je puisse me plaire. Même si je me partage avec Genève, j’adore cette région. Je suis née à Cannes, je garderai un toit ici», explique-t-elle. «Ce n’est pas une maison où j’ai beaucoup de bons souvenirs. J’y ai très peu vu mon grand-père», reconnaît toutefois Marina Picasso. «Avec le recul, je comprends qu’il ait pu être captivé par la peinture et que rien d’autre n’ait eu plus d’importance. Seulement, quand on est enfant, on ne le vit pas comme ça».

Des céramiques à 8 millions d’euros

Marina Picasso annonce par ailleurs son intention de vendre 126 céramiques réalisées par son grand-père. Sotheby’s espère en tirer 6 à 8 millions d’euros, selon Nice-Matin. «Je vends, bien sûr, mais c’est également une manière de partager. Pour utiliser l’argent de façon intéressante. En France, exclusivement, au profit des personnes âgées et des adolescents», explique-t-elle.

Mère de cinq enfants dont trois adoptés, Marina Picasso a notamment financé pendant 25 ans un village pour 350 orphelins du Vietnam.

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