La vigueur de l'euro est surprenante, dit Anne Le Lorier

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UN MEMBRE DE LA BANQUE DE FRANCE JUGE LA VIGUEUR DE L'EURO SURPRENANTE PAR RAPPORT AU DOLLAR
UN MEMBRE DE LA BANQUE DE FRANCE JUGE LA VIGUEUR DE L'EURO SURPRENANTE PAR RAPPORT AU DOLLAR

par Sakari Suoninen

SARREBRUCK (Reuters) - La vigueur de l'euro est surprenante dans la mesure où les taux de croissance des Etats-Unis sont supérieurs à ceux de la zone euro, a déclaré mercredi Anne Le Lorier, premier sous-gouverneur de la Banque de France.

"Aujourd'hui, l'euro a atteint un niveau surprenant étant donné, par exemple, que les prévisions de croissance sont meilleures pour les Etats-Unis que pour l'Europe", a-t-elle dit lors d'un débat organisé par la Bundesbank allemande à Sarrebruck.

Ses propos étaient traduits par un interprète.

Elle a toutefois ajouté que la balance commerciale de la zone euro était plus équilibrée que celle des Etats-Unis.

"Quand on regarde la balance commerciale, on remarque que celle de l'Europe est très bonne, alors que celle des Etats-Unis est en déficit", a-t-elle dit.

La balance commerciale de la zone euro a dégagé en novembre un excédent de 17,1 milliards d'euros alors que celle des Etats-Unis accusait un déficit de 34,3 milliards de dollars (25,2 milliards d'euros).

L'euro a enregistré en 2013 la meilleure performance des principales grandes devises mondiales. Il est toutefois orienté à la baisse depuis le début du mois.

Yves Mersch, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), qui participait lui aussi au débat de Sarrebruck, a estimé que les risques baissiers sur la stabilité des prix dans la zone euro étaient supérieurs aux risques haussiers, mais il a ajouté ne pas voir de risques de déflation.

"Pour le moment, il n'y a aucun danger de pressions inflationnistes qui nous préoccupe", a-t-il dit.

"Notre définition de la stabilité des prix est symétrique. Nous devons éviter à la fois l'inflation et la déflation. Et (...) il pourrait y avoir certains risques à la hausse mais la majeure partie des risques actuellement en discussion sont des risques à la baisse."

"Cela ne signifie pas que nous constations un risque immédiat de déflation. Mais comme nous l'avons dit lors de la dernière conférence de presse, le plus probable, sur une période prolongée, c'est que nous aurons une situation dans laquelle l'inflation sera très basse", a ajouté Yves Mersch, en confirmant que la politique monétaire accommodante de la BCE restait appropriée.

Avec Paul Carrel, Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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