La Vieille Dame garde la main

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Entre pales espoirs que sa domination s'amenuise enfin, et véritable analyse de ses tourments estivaux, beaucoup pensaient la Juventus prenable à l'approche de la saison. Dans le sillage d'un énorme Pogba et de recrues offensives déjà décisives, les Bianconeri ont balayé les doutes dès leur première sortie en Supercoupe d'Italie contre la Lazio. Cette saison encore, il faudra sérieusement cravacher pour faire vaciller la Vieille Dame de son trône.

A Turin, c'est chaque été la même rengaine : après quelques prestations moyennes en amical, les premiers doutes émergent et le mercato commence à être remis en question. Même lorsqu'on est la Juventus et qu'on impose un règne sans partage sur la Serie A depuis désormais quatre ans. D'ailleurs, la saison dernière, les Bianconeri avaient poussé l'expérience jusqu'à un changement de coach, décrié par tous ou presque, et une défaite contre les amateurs de Lucento. On connaît la suite avec un solide doublé coupe-championnat, agrémenté d'une finale de Ligue des champions. Rien que ça. Cette fois, c'est une défaite au Vélodrome, samedi dernier, ainsi que des blessures (Chiellini, Khedira, Morata) et départs (Pirlo, Vidal, Tevez) à foison qui laissaient croire à une Vieille Dame abordable. Résultat, pour le premier match officiel de la saison, la Lazio a pris un beau râteau, dont elle aurait plutôt été inspirée de se servir sur le semblant de pelouse du Shanghai Stadium. Dans des conditions rocambolesques – la Rai ne s'en remet toujours pas -, la Juve a ainsi tranquillement décroché sa 7ème Supercoupe d'Italie, ce qui lui fait désormais 50 titres sur la scène nationale (33 Scudetti, et 10 Coupes d'Italie). Un record dans chaque compétition. Mais à deux semaines du début du championnat, elle a surtout démontré qu'elle conservait un train d'avance, et que Beppe Marotta avait encore vu juste.

Le bon œil de Beppe


S'il y a bien un vide que les Bianconeri craignaient, et craignent encore, d'avoir du mal à combler, c'est celui laissé par Tevez à la pointe de l'attaque. Car il faut bien dire qu'en deux saisons seulement à Turin, l'Apache était devenu incontournable. Ainsi, malgré les presque 70 millions claqués sur Mandžukić, Dybala et Zaza, on restait dubitatif. Restait, car après la première sortie des deux premiers cités, difficile de ne pas être déjà convaincu. Décisifs pour leurs débuts avec le Zèbre, les attaquants croate et argentin ont impressionné. Bien sûr, une tête smashée, et une ogive sous la barre de Marchetti, ne suffisent pas à proclamer leur réussite future avec la Juve, mais c'eut été compliqué d'envisager de meilleurs débuts. Surtout, Mandžukić s'est déjà affirmé comme un véritable Bomber dont la Botte raffole tant, tandis que Dybala a confirmé que son pied gauche était bien un joyau. Encore un bon point pour le tandem Marotta-Paratici (administrateur général et directeur…


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