La vie d'une s?ur de lutte des Pussy Riot

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Alors que le procès en appel du groupe punk doit s'ouvrir mercredi, une militante témoigne à visage masqué.

À Moscou

Portrait sans visage, saisi à la volée dans l'entrée d'un immeuble de banlieue tout ce qu'il y a de plus ordinaire, avec sa peinture verte à mi-hauteur et ses marches fatiguées par plusieurs générations de bottes. Après inspection des lieux, déserts à cette heure tardive, la jeune femme, qui se fait appeler «Tank», retire son manteau, ajuste sa robe et, pour l'objectif, enfile un masque orange percé de trois trous. Sitôt le cliché effectué, elle retire sa cagoule, la range au fond de son sac, allume une cigarette. Nous ne nous attardons pas. «Je n'ai pas peur, souffle-t-elle, anticipant la question. C'est le pouvoir, c'est Poutine qui a peur. L'arrestation et le jugement des filles ne signifient pas autre chose. Tolérer la peur après ça, cela reviendrait à nous incliner devant ces poux sexistes. Il n'en est pas question!»

Pour obtenir cette interview avec l'une des membres encore en liberté des Pussy Riot, alors que le procès en appel du groupe punk d

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