La viande halal "n'est pas aujourd'hui le sujet", dit Hollande

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NANCY (Reuters) - Le candidat socialiste à l'élection présidentielle, François Hollande, a déploré lundi la "surenchère" politique entourant la filière viande et les méthodes d'abattage qui ne sauraient selon lui être un sujet majeur du débat présidentiel.

Nicolas Sarkozy s'est déclaré samedi favorable à l'étiquetage des viandes selon les méthodes d'abattage, rituelles ou non, sur fond de polémique lancée par le Front national à propos du poids croissant de la viande halal dans la distribution.

Des propos du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, visant la communauté musulmane en France ont aussi provoqué un tollé au PS.

En visite lundi à Nancy, François Hollande a déploré la polémique autour de la viande halal.

"Franchement, nous sommes dans une campagne présidentielle, nous avons des enjeux majeurs (...) et on viendrait faire une campagne sur la viande halal parce que Mme Le Pen a été la première à en parler et il y aurait une espèce de surenchère ?", a-t-il dit à la presse.

"Je pense que ce n'est pas aujourd'hui le sujet sur lequel nous devons débattre. Ça ne veut pas dire qu'il n'y ait pas de problème, ça veut dire que ce problème devra être réglé avec le souci de la concertation et de la sécurité alimentaire, c'est le seul débat", a-t-il ajouté.

Dans la matinée sur RTL, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a affirmé que l'islam n'était pour lui "pas du tout une obsession" mais qu'il récusait "complètement le communautarisme".

"Le communautarisme qu'est ce que c'est ? Ca veut dire que des communautés vivent selon des règles qui ne sont pas celles de la République", a-t-il dit.

Le ministre a mis en garde lors d'un déplacement à Marseille contre les conséquences d'une ouverture des conseils municipaux aux étrangers, comme le souhaite le PS.

"Le conseil municipal, c'est une instance qui par exemple définit les menus dans les cantines scolaires, c'est une instance qui définit les horaires et les modes de fonctionnement des piscines", a-t-il déclaré à la presse.

"Et il y a un risque, si des conseillers municipaux étrangers sont élus, que les droits communautaristes viennent à être mis en vigueur alors que, pour nous, il n'y a qu'une loi qui s'applique en France, qui est la loi de la République, laquelle loi de la République inclut la laïcité."

Aymeric Robert, avec Elizabeth Pineau à Paris, édité par Yves Clarisse

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  • M6437502 le lundi 5 mar 2012 à 14:11

    Parce qu'exiger le respect de la loi n'est pas un problème d'actualité?La fuite des responsabilités et le grand merdier socialo sont préférable n'est-ce pas?