La vérité sur le business des ventes de maillots

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La vérité sur le business des ventes de maillots
La vérité sur le business des ventes de maillots

À chaque gros transfert, l'idée revient : " La vente de maillots couvrira le prix ! " Une affirmation quelque peu péremptoire, mais qui traduit aussi le fonctionnement d'un système plus global. Détricotage des maillots de foot et de leur business, sans laisser traîner la pelote.

" Les ventes des maillots d'Ibrahimović ont remboursé la moitié du transfert de Pogba " ; " 345 000 maillots floqués James Rodríguez ont été vendus par le Real Madrid dans les 48 heures suivant l'arrivée du Colombien " ; " L'AS Roma a rentabilisé les 18 millions d'euros du transfert de Nakata en 2000 grâce au produit généré en Asie par la vente de ses maillots " : oubliez cela, tout est faux. " Maillots ", " maillots ", " maillots ", le mot revient en boucle lorsqu'il s'agit d'évoquer les arrivées de grands joueurs dans les meilleurs clubs, et surtout de justifier les sommes investies. Sauf que cela ne correspond à aucun élément tangible, à aucun chiffre précis. En bref, l'histoire ne colle pas à la réalité. Alors, pourquoi cette affirmation existe-t-elle encore ? Retour sur une légende urbaine, entre fantasmes et simplifications.

James Rodríguez, c'est 10 millions de maillots


" Légende urbaine, c'est le mot ! " répondent en chœur Michel Desbordes et Romain Grandi. Le premier est professeur à l'université Paris-Saclay et co-auteur du Marketing du Football ; le second bosse à l'agence de marketing Troisième Ligne, qui collabore notamment avec Rennes, Nantes ou Lille. Deux approches de l'économie du football, mais un même constat : les ventes de maillots sont largement insuffisantes pour compenser le prix d'achat d'un joueur. En préliminaires, Romain Grandi évacue l'immense majorité des transferts réalisés : " Il n'y a que les très grands joueurs qui font varier significativement les ventes. Et les volumes doivent être très importants, seuls les clubs évoluant sur un marché mondial sont concernés. " Exit, donc, l'arrivée de Benoît Assou-Ekotto à Metz. " Les gouffres sont gigantesques ", rappelle le troisième ligne. " Même en Premier League. Regardez le cas de Leicester, récent champion et qui n'était pas distribué en Europe par Puma ! "


Mais même pour le Barça ou Manchester United, l'épreuve des chiffres donne des résultats décevants. Romain Grandi poursuit en…





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