La vente du Royal Monceau au c?ur d'une enquête judiciaire

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L'entrée du Royal Monceau, à Paris.
L'entrée du Royal Monceau, à Paris.

L'affaire Cahuzac va-t-elle rebondir sur un nouveau scandale financier ? Alexandre Allard, un entrepreneur du Web reconverti dans l'immobilier, apparaît dans l'instruction des juges Van Ruymbeke et Le Loire visant la banque suisse Reyl connue pour avoir hébergé le compte caché de l'ancien ministre du Budget.

Selon les informations de Mediapart, Bercy a porté plainte pour « fraude fiscale » contre l'homme d'affaires de 47 ans qui s'était fait connaître en 2008 en organisant la « demolition party » du Royal Monceau. Une improbable soirée au cours de laquelle des invités triés sur le volet avaient, pioche à la main, entamé la destruction du palace.

Gigantesque commission de 67 millions d'euros

À l'époque, Alexandre Allard se présentait comme le propriétaire du palace parisien racheté quelques mois plus tôt à un tandem franco-syrien. D'après l'enquête de Mediapart, Alexandre Allard n'aurait été en réalité que le prête-nom d'un fonds souverain qatarien. Un montage alambiqué qui aurait pu servir à dissimuler d'éventuelles rétro-commissions en marge de cette opération immobilière. À moins qu'il n'ait simplement permis au petit émirat à camoufler ? un temps ? sa boulimie d'acquisitions dans l'Hexagone. Seule certitude : Alexandre Allard a été fortement récompensé pour son rôle d'homme de paille, empochant une gigantesque commission de 67,8 millions d'euros.

C'est ce pactole qui aurait été dissimulé...

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