La vente de Grand Marnier, c'est aussi celle d'une villa à 300 millions d'euros

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L’entreprise familiale de spiritueux doit se vendre à Campari. Une transaction qui entraînera la cession de la villa les Cèdres, à Saint-Jean-Cap-Ferrat, un bijou qui devrait dépasser les 300 millions d’euros.

C’est ce qui s’appelle une très belle corbeille de mariée. Si Gruppo Campari rachète comme prévu les célèbres spiritueux Grand Marnier (voir Le Figaro économie du 15 mars), il deviendrait propriétaire de l’une des plus somptueuses villas de la côte d’Azur. En effet, la valorisation de l’entreprise familiale à près d’un milliard d’euros prend en compte les 687 millions de valorisation du groupe auxquels s’ajouterait une estimation à plus de 300 millions d’euros de la villa Les Cèdres, propriété d’Alexandre Marnier-Lapostolle depuis 1924, avant d’appartenir (depuis 1976) à la Société des produits Marnier-Lapostolle. Une transaction sous la forme d’un nouveau cocktail: 2/3 d’alcool, 1/3 d’immobilier.

La rumeur avait déjà évoqué par le passé la possibilité d’une telle vente mais son éventualité semble cette fois-ci se rapprocher. Installée à Saint-Jean Cap Ferrat, ce territoire entre Nice et Monaco si prisé des milliardaires, cette villa des Cèdres a tout pour plaire. Des voisins prestigieux comme le cofondateur de Microsoft Paul Allen ou encore la famille Ferrero, propriétaire notamment de Nutella, et surtout un cadre magnifique. La propriété est entourée de 14 hectares de jardin botaniques et comporte pas moins de 25 serres chauffées. Au total 20.000 espèces y sont cultivées dont 14.000 tropicales et c’est là aussi que le groupe Grand Marnier cultive des plantes entrant dans la composition de sa liqueur.

Vendue au roi des Belges

Et comme il se doit, cette villa, outre sa salle des fêtes, son jardin d’hiver, sa chapelle ou son écurie dispose d’un très beau pedigree. Construite vers 1870, la villa est vendue en 1904 au roi de Belgique, Léopold II. Si ce dernier logeait plutôt à Monaco, il avait choisi de faire ce «modeste» présent à Blanche Zélie Joséphine Delacroix, qu’il surnommait sa «Très-Belle»... La villa figure à l’Inventaire général du patrimoine culturel depuis 2008, tout comme l’écurie et le jardin d’agrément en terrasses.

Une série d’atouts qui devraient valoriser cette villa à un montant supérieur au château de Louveciennes dont la vente annoncée à 275 millions d’euros en décembre dernier avait défrayé la chronique. Selon le PDG de Campari Robert Kunze-Concewitz, son groupe conserverait 80 millions d’euros sur le fruit de la vente de la villa, le reste devant être réparti entre les actionnaires de Grand Marnier. Soulignant l’aspect exclusif de ce bien immobilier, il estime que des ventes de ce calibre ne se présentent qu’une ou deux fois tous les 10 ans.

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  • cletell3 il y a 12 mois

    il nous restera que les socialistes en héritage