La valeur du jour en Europe - MARKS & SPENCER peine à convaincre après ses semestriels et le départ de sa directrice financière

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(AOF) - Marks & Spencer laisse décidément les investisseurs perplexes avec ses nombreuses annonces du jour. Le titre du distributeur britannique a pris la tête du FTSE 100 dans les premiers échanges avant de se retourner brutalement à la baisse. Il oscille désormais autour de l'équilibre, à environ 327,5 pence dans un marché certes en léger repli de 0,23%. De prime abord, les résultats semestriels publiés ce matin par Marks & Spencer sont pourtant supérieurs aux attentes.

Sur la période de six mois close fin septembre, le bénéfice imposable du distributeur a été multiplié par 4,7 à 118,3 millions de livres sterling. Ajusté des éléments exceptionnels liés à la restructuration du groupe, qui ont pesé à hauteur de 100,8 millions de livres (-51,1%), le bénéfice net imposable de Marks & Spencer a reculé de 5,3% à 219,1 millions de livres sterling. Le consensus Reuters le donnait à 201 millions de livres.

Enfin, le chiffre d'affaires semestriel du distributeur a atteint 5,125 milliards de livres, en croissance de 2,6%. A changes constants, il a progressé de 2%. Sur le seul deuxième trimestre, la croissance à changes constants des ventes de Marks & Spencer a été de 2,2% après +1,8% au premier trimestre. En organique, les ventes trimestrielles du non-alimentaire ont ralenti leur repli à 0,1% (contre -1,2% au premier trimestre). Les ventes alimentaires ont aussi baissé de 0,1% en organique, comme sur les trois mois précédents.

Là encore, l'heure devrait plutôt être à la satisfaction face au redressement qui continue sous la houlette du PDG Steve Rowe qui a tranché dans le vif en réduisant les surfaces allouées à l'alimentaire dans ses magasins, déployé un nouveau format spécialisé sur ce segment et opté pour une politique agressive sur le non-alimentaire.

Seulement, note UBS, la concurrence se fait de plus en plus forte dans l'alimentaire et pèse sur la marge brute de M&S sur ce segment. Résultat, le groupe ralentit le rythme d'ouvertures de nouveaux magasins pour limiter l'inflation de ses coûts. D'ailleurs, Marks & Spencer a abaissé de 400 à 300/350 millions de livres sterling sa prévision de dépenses d'investissement pour cette année, observe l'analyste.

UBS ajoute que cette publication met en lumière les efforts que Marks & Spencer doit encore faire pour être réellement tirer d'affaire. Le groupe a annoncé l'accélération de son plan de transformation et notamment la rationalisation des espaces commerciaux alloués à son offre non-alimentaire mais aussi les réductions "substantielles" de coûts.

Autre nuage qui est venu assombrir la publication : Marks & Spencer a annoncé le départ prochain de sa directrice financière.


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