La valeur du jour à Wall Street - STAPLES : les investisseurs n'accordent aucun état de grâce au nouveau PDG en titre, Shira Goodman

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(AOF) - Entre le 31 mai et ce lundi 26 septembre, le moins que l'on puisse dire est que Staples a été confronté à un "newsflow" négatif. D'abord, le spécialiste des fournitures de bureau a annoncé le départ de son PDG en début de période, puis dévoilé des résultats en perte au deuxième trimestre et des ventes décevantes. Enfin, les perspectives pour le troisième trimestre ne sont pas plus favorables : Staples anticipe au troisième trimestre une nouvelle baisse de ses ventes.

Le cours de Staples s'en est logiquement ressenti puisque, sur cette période, il a baissé de 3,7% quand le S&P500 s'appréciait de 2,5%.

Peut-on attribuer à Shira Goodman, nommée PDG par intérim début juin, la seule responsabilité de ce fiasco ? Sans doute pas. Il n'empêche que les investisseurs réagissent particulièrement mal à l’annonce de son maintien comme PDG de Staples : le titre chute de 2,05% à 8,365 dollars. Le groupe a en effet indiqué aujourd'hui que Shira Goodman restait à la présidence et devenait membre du conseil d'administration du groupe.

Entrée chez Staples en 1992, Shira Goodman aurait pourtant un CV de nature à rassurer les opérateurs car elle connait particulièrement bien la société. Elle y a en effet occupé les postes de président des opérations Amérique du Nord, président commercial Amérique du Nord, vice-président exécutif de la croissance mondiale, des ressources humaines et du marketing.

Reste que la tache de la nouvelle présidente est rude. Elle va en effet devoir mener à bien le plan stratégique dévoilé après un autre fiasco qui a marqué l'année de Staples : l'échec de la fusion avec Office Depot.

En mai dernier, les deux groupes avaient en effet renoncé à se rapprocher et Staples avait annoncé des baisses de prix et une amélioration de sa chaine d'approvisionnement. Ces mesures ont pour principal objectif d'augmenter les parts de marché du groupe sur ses segments traditionnels des fournitures de bureau, de la papeterie et de l'encre.

De plus, Staples avait dit "explorer des alternatives stratégiques pour ses activités européennes" afin de se recentrer sur l'Amérique du Nord. Enfin, le distributeur spécialisé avait lancé un plan d'économies de 300 millions de dollars par an d'ici 2018, prolongeant les efforts qui ont permis d'économiser 750 millions de dollars par an entre 2013 et 2015.


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