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La valeur du jour à Paris - VIVENDI déçoit:
(AOF) - Vivendi (-2,07% à 13,715 euros) est délaissé des investisseurs ce matin. Le groupe diversifié a déçu les investisseurs en ne commentant pas l'issue de la réunion stratégique qui a eu lieu ce weekend. Vivendi s'est contenté d'affirmer qu'il communiquera en temps utile sur ses projets et les nécessaires évolutions du groupe. La semaine dernière, un broker parisien s'était penché sur les enjeux auxquels sont confrontés le groupe de Jean Bernard Levy.
Selon lui, Vivendi, qui a perdu presque 20% de sa valeur en Bourse depuis le début de l'année, devrait céder des actifs tels que sa filiale brésilienne GVT, l'activité de jeux vidéos Activision ou encore l'opérateur téléphonique Maroc Telecom afin de réinvestir dans une opération de rachat d'actions. Selon l'analyste, une politique de cession pourrait avoir un effet positif sur le cours allant de 8% pour la vente de Maroc Telecom à 65% pour la vente de GVT, et de 37% pour celle d'Activision. Mais ce n'est pas tout, la filiale de télécom, SFR, qui représente un peu plus de 40% du chiffre d'affaires du groupe, traverse une passe difficile après l'entrée de Free Mobile sur ce marché. Le broker estime que la restructuration attendue de SFR pourrait permettre une réduction des dépenses d'exploitation de l'ordre de 500 millions d'euros sur la période 2012-2014 et pourrait avoir un effet relutif de 11-12% sur les prévisions d'Ebitda de la filiale.A ce sujet, le Journal du Dimanche a rapporté que SFR pourrait supprimer jusqu'à 1000 postes et présenter un plan d'économies s'élevant à 1 milliard d'euros. Cette information n'a pas été confirmée par le groupe.
AOF - EN SAVOIR PLUS
- Cette opération accélère le recentrage du groupe et devrait permettre une réduction de la décote de holding appliquée en Bourse.
Les points faibles de la valeur
- Les perspectives de l'industrie musicale, pour les activités d'Universal Music Group, restent moroses en raison de facteurs structurels : baisse de la demande de CD, piratage, dégroupage des disques (vente de titres séparés à des prix attractifs), disponibilité des titres en libre accès à travers les plateformes de partage et les réseaux sociaux...- L'environnement est moins favorable pour l'activité télécoms : les positions concurrentielles de SFR sont menacées par l'arrivée de Free sur le segment « mobile » et les offensives commerciales récentes de France Télécom. Au Maroc, la réglementation des télécommunications est plus contraignante pour sa filiale Maroc Telecom ;- Le poids de la dette a sensiblement augmenté suite à la montée à 100% dans SFR ;- La coupe du dividende et le manque de visibilité sur les cash flows de SFR et donc sur le dividende des prochaines années viennent fragiliser le statut boursier de « valeur de rendement » du titre.
Comment suivre la valeur
- L'action est une valeur défensive du fait de la présence de Vivendi dans différents métiers qui lui procurent des revenus récurrents ; - Le rachat des minoritaires de SFR est une étape importante. En revanche, le rachat des minoritaires de Canal+ France, que le marché espérait, n'est plus à l'ordre du jour ;- La stratégie de diversification de Canal+ en dehors de la télévision payante est à suivre : sa forte image de marque est un atout pour conquérir des parts d'audience dans la télévision gratuite. Mais l'arrivée d'Al Jazira sur le marché français de la télévision payante pourrait venir menacer Canal+ sur ce segment historique ;- Le régime fiscal de Vivendi est également à surveiller. Le groupe a déposé auprès de Bercy une demande pour utiliser jusqu'à fin 2014 le régime du «bénéfice mondial consolidé» (BMC), qui devait en théorie expirer fin 2011. En pratique, le BMC permet d'intégrer fiscalement toutes les filiales détenues à plus de 50% en France et à l'étranger. Cela permet de déduire les pertes des filiales étrangères des bénéfices des filiales les plus rentables, comme SFR.
LE SECTEUR DE LA VALEUR
Communication - Medias
La baisse structurelle des ventes de la presse, qui devrait se poursuivre en 2012, a des conséquences sur toute la filière, en particulier sur la distribution. Le système français est partagé entre deux messageries : Presstalis (ex-NMPP) et les Messageries lyonnaises de presse (MLP). Presstalis distribue 75% des volumes en France, dont la totalité de la presse quotidienne nationale, le reste revenant aux MLP. Ces dernières, plutôt centrées sur les magazines, grignotent des parts de marché en proposant des tarifs attractifs. Presstalis rencontre de grandes difficultés. Suite au départ de certains titres de Mondadori France («Grazia» , «Biba» et «Top Santé») et «Le Point» pour les MLP, il a proposé d'allonger les délais de préavis de transferts de titre. Le CSMP (Conseil supérieur des messageries de presse) a voté une résolution en ce sens. Le CSMP veut également que le coût de distribution de la presse quotidienne nationale, supportée par Presstalis, soit partagé avec les MLP. Le redressement de la distribution de presse dépendra certainement de la capacité des acteurs à s'entendre sur ce point.Valeur(s) associée(s)
Selon lui, Vivendi, qui a perdu presque 20% de sa valeur en Bourse depuis le début de l'année, devrait céder des actifs tels que sa filiale brésilienne GVT, l'activité de jeux vidéos Activision ou encore l'opérateur téléphonique Maroc Telecom afin de réinvestir dans une opération de rachat d'actions. Selon l'analyste, une politique de cession pourrait avoir un effet positif sur le cours allant de 8% pour la vente de Maroc Telecom à 65% pour la vente de GVT, et de 37% pour celle d'Activision. Mais ce n'est pas tout, la filiale de télécom, SFR, qui représente un peu plus de 40% du chiffre d'affaires du groupe, traverse une passe difficile après l'entrée de Free Mobile sur ce marché. Le broker estime que la restructuration attendue de SFR pourrait permettre une réduction des dépenses d'exploitation de l'ordre de 500 millions d'euros sur la période 2012-2014 et pourrait avoir un effet relutif de 11-12% sur les prévisions d'Ebitda de la filiale.A ce sujet, le Journal du Dimanche a rapporté que SFR pourrait supprimer jusqu'à 1000 postes et présenter un plan d'économies s'élevant à 1 milliard d'euros. Cette information n'a pas été confirmée par le groupe.
AOF - EN SAVOIR PLUS
- Cette opération accélère le recentrage du groupe et devrait permettre une réduction de la décote de holding appliquée en Bourse.
Les points faibles de la valeur
- Les perspectives de l'industrie musicale, pour les activités d'Universal Music Group, restent moroses en raison de facteurs structurels : baisse de la demande de CD, piratage, dégroupage des disques (vente de titres séparés à des prix attractifs), disponibilité des titres en libre accès à travers les plateformes de partage et les réseaux sociaux...- L'environnement est moins favorable pour l'activité télécoms : les positions concurrentielles de SFR sont menacées par l'arrivée de Free sur le segment « mobile » et les offensives commerciales récentes de France Télécom. Au Maroc, la réglementation des télécommunications est plus contraignante pour sa filiale Maroc Telecom ;- Le poids de la dette a sensiblement augmenté suite à la montée à 100% dans SFR ;- La coupe du dividende et le manque de visibilité sur les cash flows de SFR et donc sur le dividende des prochaines années viennent fragiliser le statut boursier de « valeur de rendement » du titre.
Comment suivre la valeur
- L'action est une valeur défensive du fait de la présence de Vivendi dans différents métiers qui lui procurent des revenus récurrents ; - Le rachat des minoritaires de SFR est une étape importante. En revanche, le rachat des minoritaires de Canal+ France, que le marché espérait, n'est plus à l'ordre du jour ;- La stratégie de diversification de Canal+ en dehors de la télévision payante est à suivre : sa forte image de marque est un atout pour conquérir des parts d'audience dans la télévision gratuite. Mais l'arrivée d'Al Jazira sur le marché français de la télévision payante pourrait venir menacer Canal+ sur ce segment historique ;- Le régime fiscal de Vivendi est également à surveiller. Le groupe a déposé auprès de Bercy une demande pour utiliser jusqu'à fin 2014 le régime du «bénéfice mondial consolidé» (BMC), qui devait en théorie expirer fin 2011. En pratique, le BMC permet d'intégrer fiscalement toutes les filiales détenues à plus de 50% en France et à l'étranger. Cela permet de déduire les pertes des filiales étrangères des bénéfices des filiales les plus rentables, comme SFR.
LE SECTEUR DE LA VALEUR
Communication - Medias
La baisse structurelle des ventes de la presse, qui devrait se poursuivre en 2012, a des conséquences sur toute la filière, en particulier sur la distribution. Le système français est partagé entre deux messageries : Presstalis (ex-NMPP) et les Messageries lyonnaises de presse (MLP). Presstalis distribue 75% des volumes en France, dont la totalité de la presse quotidienne nationale, le reste revenant aux MLP. Ces dernières, plutôt centrées sur les magazines, grignotent des parts de marché en proposant des tarifs attractifs. Presstalis rencontre de grandes difficultés. Suite au départ de certains titres de Mondadori France («Grazia» , «Biba» et «Top Santé») et «Le Point» pour les MLP, il a proposé d'allonger les délais de préavis de transferts de titre. Le CSMP (Conseil supérieur des messageries de presse) a voté une résolution en ce sens. Le CSMP veut également que le coût de distribution de la presse quotidienne nationale, supportée par Presstalis, soit partagé avec les MLP. Le redressement de la distribution de presse dépendra certainement de la capacité des acteurs à s'entendre sur ce point.Valeur(s) associée(s)
| Libellé | Bourse | Dernier | Var. | Vol. | |
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| VIVENDI | Nyse Euro | 15.170 (c) | 0.46% | 5 747 653 |
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