La valeur du jour à Paris - Télécoms : les investisseurs déçus par l'absence d'accord ORANGE-BOUYGUES

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(AOF) - Stéphane Richard, PDG d'Orange, s'est-il montré trop optimiste en indiquant il y a quelques semaines devant des journalistes qu'il comptait trouver un accord sur un rapprochement avec Bouygues avant la fin mars ? A l'issue de leurs conseils d'administration respectifs hier soir, les deux opérateurs ont en tout cas pris acte "que les négociations n’étaient pas suffisamment avancées" pour conclure un deal. Si les deux groupes n'indiquent pas quels sont les points persistants de désaccord, des informations de presse suggèrent que la valorisation de l'opération reste une pomme de discorde.

Depuis le début des discussions, le prix de 10 milliards d'euros pour Bouygues Telecom circule sur les marchés. Récemment, JPMorgan estimait que le montant final pourrait être légèrement inférieur, autour de 8-9 milliards.

La tension est montée la semaine dernière autour de la participation que Bouygues souhaiterait détenir dans le futur groupe. La société familiale se verrait bien actionnaire à 15% du capital de l'ex-opérateur historique alors que l'Etat préfèrerait le limiter à 12%.

Pour tenter d'aplanir leurs différends et d'aboutir à un accord, Orange et Bouygues vont continuer leurs discussions cette semaine. Les deux opérateurs ont indiqué qu'ils réuniraient à nouveau leurs administrateurs d'ici dimanche prochain pour examiner le résultat de ces négociations.

Si la perspective d'un rapprochement entre les deux opérateurs n'est donc pas totalement annihilée, cette prolongation des discussions passe mal auprès des investisseurs. Le titre Bouygues (-3,94% à 35,75 euros) signe la plus forte baisse du CAC 40, suivi de près par Orange (-1,7% à 15,325 euros). Hors CAC 40, Iliad recule de 2,9% à 225,9 euros et Numericable-SFR perd 2,14% à 36,87 euros.

Depuis le début de l'année, la spéculation autour de ce rachat de Bouygues Telecom par Orange a largement soutenu le secteur. En effet, le passage de quatre à trois opérateurs en France aurait un impact bénéfique sur les marges des entreprises télécoms car ce mouvement de concentration leur éviterait de trop baisser leurs prix de vente pour conquérir de nouveaux clients.

De plus, les cessions d'actifs que Bouygues et Orange seraient sans doute contraints de réaliser pour recevoir l'accord de l'Autorité de la concurrence aideraient Iliad et Numericable-SFR à tenir leurs engagements en matière d'investissements. Sur ce plan, de récentes informations de presse indiquaient qu'Iliad serait le mieux placé pour récupérer des antennes et des fréquences qui seraient cédées par Bouygues.


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