La valeur du jour à Paris - SANOFI peine à convaincre

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(AOF) - En repli de 3,32% à 73,67 euros, Sanofi accuse la plus forte baisse du CAC 40 après la publication de résultats marqués une nouvelle fois par le déclin de sa branche diabète. Les investisseurs redoutent par ailleurs que le groupe pharmaceutique ne s'engage dans une bataille coûteuse pour s'emparer de la biotech américaine Medivation. Au premier trimestre, le bénéfice net du laboratoire français s'est replié de 0,2% à 1,722 milliard d'euros. Hors effets de change, il a cependant cru de 3,5%. Le chiffre d'affaires a lui reculé de 1,9% à 8,543 milliards mais grimpé de 0,7% à changes constants.

Le marché sanctionne le repli de 4,5% (à changes constants) à 1,734 milliard des ventes de l'activité diabète. Sanofi continue d'être pénalisé par la perte aux Etats-Unis du brevet du Lantus. Les ventes de ce dernier y ont chuté de 17,8% à 843 millions.

La faiblesse persistante du diabète a été compensée par la dynamique de la franchise Genzyme dont le chiffre d'affaires a bondi de 20,5% à 1,169 milliard.

Concernant ses perspectives, Sanofi a confirmé s'attendre pour la totalité de l'exercice 2016 à un bénéfice net par action (BNPA) globalement stable à taux de change constants par rapport à celui de 5,64 euros enregistré en 2015.

Le groupe a précisé que l'effet négatif des changes sur le BNPA des activités 2016 est estimé à environ 3% dans l'hypothèse où les taux de change des trois prochains trimestres étaient identiques aux taux moyens de mars 2016.

Interrogé en conférence de presse sur le dossier Medivation et sur l’hypothèse d'une bataille boursière, le PDG Olivier Brandicourt s'est dit confiant dans sa capacité à gagner le soutien des actionnaires de la la biotech américaine. Le dirigeant a rappelé l'intérêt stratégique d'une opération qui, au prix proposé de 52,50 dollars par action, aurait un impact positif immédiat sur les résultats de Sanofi.

Une analyse qui ne fait pas l’unanimité chez les brokers, et en particulier chez HSBC. Le bureau d'études juge trop élevé le prix proposé de 9,3 milliards de dollars eu égard au profil de Medivation. Le courtier craint en effet que le groupe français ne paye trop cher une biotech qui se résume à un seul actif dans une seule spécialité déjà encombrée. De surcroît, l'oncologie risque d'affronter la concurrence des génériques sur le marché américain à la fin 2018.

(P-J.L)


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