La valeur du jour à Paris - REMY COINTREAU : le cognac contre-attaque

le
0

(AOF) - Rémy Cointreau peut sabrer le champagne. Ses ventes ont atteint 294,8 millions d'euros au deuxième trimestre clos fin septembre, en hausse de 7,4% en organique. Le numéro deux français des vins et spiritueux retrouve avec éclat la croissance après un premier trimestre atone. Une performance saluée par les investisseurs qui tablaient sur une progression de 4,2%. Le titre de la maison charentaise progresse de 3,25% à 77,45 euros après avoir touché son niveau le plus élevé depuis fin août de 80 euros.

Ce rebond des ventes est à mettre au crédit du cognac Rémy Martin (+9,3%), son principal centre de profit (72% de résultat opérationnel lors de l'exercice précédent), et de deux marchés clés, les Etats-Unis et la Chine.

Au deuxième trimestre 2016-2017, après trois années difficiles, Rémy Cointreau a renoué avec la croissance en Chine où ses eaux-de-vie haut de gamme sont à nouveau plébiscitées par les consommateurs. Le groupe a également profité de l'ouverture à Pékin de sa première boutique dédiée à son cognac Louis XIII, un nectar à plus de 2 000 euros la bouteille.

Ce retour de la croissance en Chine est une très bonne nouvelle tant la filière française, Rémy Cointreau avec Rémy Martin, LVMH avec Hennessy, Pernod Ricard avec Martell, a été secouée par la brusque volte-face du marché chinois. La volonté de Pékin de lutter contre la corruption et l'ostentation avait fortement ralenti la pratique des cadeaux et des banquets et fait plonger les ventes de cognac à partir de mi-2013.

Raison pour laquelle les acteurs du secteur ont intensifié leurs efforts aux Etats-Unis, devenus leur premier marché, où la performance a été qualifiée "d'excellente " par Rémy Cointreau. Le cognac bénéfice de l'engouement croissant des consommateurs américains pour les alcools bruns, très prisés dans les cocktails. Par ailleurs, le succès de 1738 Accord Royal, une variété intermédiaire entre le VSOP et XO, et vendue environ 60 dollars la bouteille, ne se dément pas.

Pour autant, le groupe familial garde la tête froide, indiquant que les tendances du deuxième trimestre ne devaient pas être extrapolées sur la deuxième partie de l'année. Il a confirmé son objectif de croissance du résultat opérationnel courant à taux de change constants sur l'ensemble de l'exercice clos fin mars.

S'il salue un deuxième trimestre solide, Jefferies a réitéré sa recommandation Conserver et son objectif de cours de 80 euros compte tenu du faible potentiel du titre. Bryan Garnier, en revanche, a confirmé sa recommandation d'Achat et son objectif de cours de 84 euros, soulignant que l'action se traitait avec une prime de 13% à 14% par rapport à ses concurrents, inférieure à sa moyenne historique de 18%.

(P-J.L)


Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant