La valeur du jour à Paris - ARCELORMITTAL en fusion

le
0

(AOF) - En hausse de 6,44% à 4,78 euros, ArcelorMittal signe la plus forte progression du CAC 40 et enchaîne sa quatrième séance consécutive dans le vert. Depuis la clôture de jeudi dernier, le titre du premier sidérurgiste mondial affiche un bond de 20% soutenu par la perspective d'une amélioration du marché mondial de l'acier. Après Goldman Sachs hier, c'est Credit Suisse qui défend aujourd'hui ce scénario. La banque suisse a relevé son opinion sur la valeur de Neutre à Surperformance et revu à la hausse son objectif de cours en dollars de 6 à 7,50 dollars.

Pour la seconde fois en un mois, le broker a révisé à la hausse sa prévision d'Ebitda d'ArcelorMittal de 4,4 à 5 milliards de dollars pour 2016 et de 6 à 6,8 milliards de dollars pour 2017. Il a la conviction que la hausse du titre de ces dernières semaines (+139% depuis son plus bas atteint le 11 février) s'inscrit dans un vrai cycle et correspond pas seulement à un rebond saisonnier.

A cet égard, le bureau d'études estime que le potentiel de hausse du titre reste significatif malgré ce récent rally alors que l'Ebitda devrait se normaliser au dessus de 6 milliards de dollars et dans la mesure où l'action se traite à moins de 50% de sa valeur moyenne entre 2012 et 2015, qui était un cycle déflationniste.

Cette analyse rejoint donc celle de Goldman Sachs. Dans une étude dévoilée hier, la puissante banque américaine a relevé sa recommandation sur ArcelorMittal de Neutre à Acheter et revu à la hausse son objectif de cours de 3 à 5,4 euros. Preuve de sa confiance, l'intermédiaire a intégré le titre dans sa liste de valeurs privilégiées.

En premier lieu, le courtier s'est dit rassuré par le bilan du groupe après la réussite de l'augmentation de capital de 2,7 milliards d'euros et la cession de 870 millions d'euros d'actifs.

Autre bon point soulevé par Goldman Sachs, ArcelorMittal a divisé par quatre en trois ans à moins de 500 millions de dollars son exposition au secteur minier, en difficulté.

Enfin, le bureau d'études estime que le groupe devrait bénéficier du rebond du marché de l'acier en Chine alors que le pays vient de s'engager dans une diminution de ses capacités de production.

La Chine, qui produisait 45% de la production mondiale en 2014, est bien le principal responsable des difficultés rencontrées par les sidérurgistes occidentaux ces dernières années. Si la production mondiale s'est affaiblie (-3,4% à fin février selon la Word Steel Association), l'offre reste abondante, avec une forte pression sur les prix.

Dans une étude publiée ce matin, le spécialiste français de l'assurance-crédit Coface anticipe un retour à la normal du marché de l'acier à partir de 2018 avec les premiers effets des réductions des capacités de production chinoise et la hausse de la demande des économies émergentes.

(P-J.L)


Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant