La Turquie veut "nettoyer" sa frontière de l'Etat islamique

le
0
    DJARABLOUS, Syrie, 31 août (Reuters) - La Turquie veut 
chasser l'Etat islamique (EI) d'une bande de territoire de 90 km 
de long du côté syrien de la frontière, a déclaré mercredi le 
porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan, une semaine 
après le début de l'intervention militaire turque dans le nord 
de la Syrie. 
    L'entrée de troupes et chars turcs en territoire syrien dans 
le cadre de l'opération "Bouclier de l'Euphrate" a permis de 
reprendre à l'EI mercredi dernier la ville de Djarablous. 
    Les forces soutenues par la Turquie se déplacent désormais 
vers le Sud, sur des territoires contrôlés depuis peu par les 
Forces démocratiques syriennes (FDS), composées en bonne partie 
de miliciens kurdes dont Washington a fait son fer de lance pour 
lutter contre les djihadistes de l'EI. 
    Le porte-parole du président Erdogan, Ibrahim Kalin, a 
néanmoins assuré mercredi que le but principal de l'opération 
était de chasser l'EI de la zone frontalière, soit une bande de 
90 km de long que les djihadistes ont utilisé pour mener des 
attaques en Turquie. 
    "En commençant par Djarablous, le nettoyage de cette région 
est notre priorité", a affirmé Ibrahim Kalin lors d'une 
conférence de presse. "Nous avons déjà nettoyé avec succès 
400km2", a-t-il précisé. 
    La Turquie a longtemps exprimé sa volonté d'établir une 
"zone tampon" dans le nord de la Syrie, bien qu'elle n'ait pas 
encore employé le terme depuis son intervention sur le sol 
syrien. 
    En plus de chasser l'EI de sa frontière, la Turquie cherche 
à empêcher les combattants kurdes de conquérir davantage de 
territoire dans le nord de la Syrie.   
 
 (David Dolan, Laura Martin pour le service français, édité par 
Tangi Salaün) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant