La Turquie veut des garanties sur l'offensive contre Rakka

le
0
    ANKARA, 8 novembre (Reuters) - La Turquie veut la garantie 
que des "mauvais groupes" ne participeront pas aux opérations 
visant à déloger les djihadistes de l'organisation Etat 
islamique (EI) de leur fief syrien de Rakka, a déclaré mardi le 
chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu. 
    Le ministre des Affaires étrangères, qui s'exprimait lors 
d'une conférence de presse, a précisé que les Etats-Unis avaient 
informé Ankara que ces "mauvais groupes" - allusion aux 
miliciens kurdes syriens des Unités de protection du peuple 
(YPG) - seraient cantonnés au siège de la ville, mais qu'ils n'y 
entreraient pas, laissant cette tâche à leurs alliés arabes. 
    Mais il a ajouté que la Turquie allait "prendre des 
mesures", puisque ses partenaires n'ont pas respecté des 
promesses similaires par le passé, notamment à Manbij, ville du 
nord de la Syrie reprise cet été par les Forces démocratiques 
syriennes (FDS), alliance insurgée arabo-kurde. 
    Ces mêmes FDS ont annoncé dimanche le lancement d'une 
offensive sur Rakka.   
    L'opération dénommée "Colère de l'Euphrate" semble pour 
l'instant se concentrer sur les secteurs proches de la ville 
d'Aïn Issa, à 50 km au nord de Rakka. D'après l'Observatoire 
syrien des droits de l'homme (OSDH), les FDS ont pris plusieurs 
positions à l'EI mais n'ont pas enregistré de "réels progrès". 
  
    Le soutien apporté par Washington aux combattants kurdes des 
YPG exaspère Ankara, qui considère le groupe armé kurde syrien 
comme une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan 
(PKK), le mouvement séparatiste kurde de Turquie. 
 
 (Ece Toksabay; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant