La Turquie se plaint de manoeuvres grecques en mer Egée

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    ISTANBUL, 3 février (Reuters) - La Turquie a accusé vendredi 
la Grèce d'effectuer des manoeuvres sur une île de la mer Egée 
en violation du droit international, dans un contexte de 
tensions croissantes entre les deux voisins de Méditerranée 
orientale, tous deux membres de l'Otan.  
    Le ministère turc des Affaires étrangères a dit être au 
courant du parachutage de forces spéciales grecques sur l'île de 
Kos, alors qu'un traité de 1947 bannit de tels entraînements sur 
l'île du Dodécanèse. 
    Une source du ministère de la Défense a confirmé qu'un 
exercice impliquant des parachutistes avait été lancé en début 
de semaine. "Le programme de formation des forces armées 
grecques ne va pas s'interrompre", a-elle ajouté. 
    La Turquie a averti qu'elle prendrait des mesures si 
nécessaire. "Nous appelons notre voisin la Grèce à s'abstenir de 
toute action unilatérale qui (...) pourrait provoquer des 
tensions et sont contraires au droit international", a déclaré 
le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères. 
    Ankara ne décolère pas depuis la décision de la justice 
grecque, la semaine passée, de refuser l'extradition de huit 
militaires soupçonnés d'avoir pris part au coup d'Etat manqué 
commis en juillet. 
    Mercredi, Athènes a signalé des incursions caractérisées 
d'un avion militaire turc au dessus de la mer Egée, ce que le 
ministre grec de la Défense Panos Kammenos a qualifié de 
"comportement de cow-boy". 
    L'archipel du Dodécanèse, occupé par l'Italie pendant la 
Seconde Guerre mondiale, a été démilitarisé et cédé à la Grèce 
par le traité de Paris de 1947.  
    Mais Athènes, qui estime que la Turquie n'était pas partie 
de ce traité en raison de sa position de neutralité pendant le 
conflit, a commencé à remilitariser certaines îles après 
l'invasion turque de la partie nord de Chypre en 1974.  
    La Grèce et la Turquie, ennemis historiques, avaient failli 
s'engager dans une guerre en 1996 à propos d'îlots inhabités 
connus sous le nom d'Imia en grec et de Kardak en turc. 
    Les deux pays, qui appartiennent à l'Otan, jouent un rôle 
central dans la gestion de la crise des migrants. 
 
 (Humeyra Pamuk, avec Michele Kambas à Athènes; Jean-Stéphane 
Brosse pour le service français) 
 
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  • padamalg le vendredi 3 fév 2017 à 12:07

    Ils ne doutent de rien, nos amis Turcs: et qui occupe illégalement le Nord de l'ïle de Chypre depuis 1974 ?