La Turquie se défendra contre une attaque des YPG, dit Erdogan

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 (Actualisé avec demande de remplacement de l'émissaire 
américain §9-10) 
    ISTANBUL, 18 mai (Reuters) - La Turquie agira sans "demander 
l'autorisation de personne" si elle est confrontée à des 
attaques des milices kurdes syriennes YPG, a indiqué le 
président turc Recep Tayyip Erdogan à Donald Trump lors de leur 
rencontre à Washington, rapporte la presse turque jeudi. 
    La décision des Etats-Unis de fournir des armes aux Unités 
de protection du peuple alors que se prépare l'offensive contre 
Rakka, dernier bastion urbain de l'Etat islamique en Syrie, a 
provoqué le mécontentement des autorités d'Ankara. 
    Erdogan n'a pas critiqué l'option militaire américaine lors 
de sa rencontre avec Donald Trump mais, s'exprimant un peu plus 
tard devant la presse à l'ambassade de Turquie à Washington, il 
a réitéré ses inquiétudes concernant les YPG qu'il considère 
comme l'émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). 
    "Nous leur avons clairement indiqué ceci : si se produit une 
attaque des YPG et du PYD contre la Turquie, nous appliquerons 
les règles d'engagement sans rien demander à personne", a dit 
Erdogan cité par le journal Sabah. 
    Le PYD est la branche politique des YPG. 
    Le président turc a reconnu que les Etats-Unis avaient pris 
leur décision concernant l'offensive contre Rakka à laquelle la 
Turquie ne prendra pas part en raison de la présence des Unités 
de protection du peuple. 
    "Nous leur avons dit, nous ne considérons pas comme saine 
votre coopération avec un groupe terroriste à Rakka", a encore 
dit Erdogan. 
    Washington considère les milices YPG comme un atout 
important dans la lutte contre l'EI en Syrie et ne fait pas, à 
la différence du gouvernement turc, d'association avec le PKK 
jugé terroriste. 
    Dans un entretien à la chaîne de télévision NTV, le ministre 
ds Affaires étrangères turc Mevlut Cavusoglu a souhaité que 
l'émissaire américain en charge des questions relatives à la 
lutte contre l'Etat islamique soit mis à l'écart. 
    "Brett McGurk apporte d'une manière claire et définitive son 
soutien au PKK et aux YPG. Il serait bon que cette personne soit 
remplacée", a dit le chef de la diplomatie turque. 
     
     
 
 (Daren Butler; Pierre Sérisier pour le service français) 
 
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  • M9425023 il y a 6 mois

    "la Turquie ne prendra pas part en raison de la présence des Unités de protection du peuple".Cette phrase dit tout et précise bien qui la Turquie protège ou ne protège pas.