La Turquie s'engage à reculons dans les opérations

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Ankara, qui joue un rôle d'intermédiaire entre le régime de Kadhafi et les Occidentaux depuis le début de la rebellion, craint une «irakisation» du conflit.

Réunis à huis clos, les députés turcs discutaient encore jeudi soir de l'envoi en Méditerranée de cinq navires et d'un sous-marin pour participer aux opérations de contrôle de l'embargo sur les armes à destination de la Libye. Un feu vert était attendu.

Avec six bâtiments de guerre, la Turquie serait la plus grosse contributrice au dispositif au large des côtes libyennes. Mais ses revirements successifs sur les opérations militaires contre le régime du colonel Kadhafi et son opposition à des frappes aériennes illustrent l'embarras d'Ankara, tiraillé entre le pacte qui le lie à ses alliés de l'Otan et son souci de ne pas apparaître trop ouvertement du côté de la coalition pour ne pas se mettre à dos les populations arabes ou musulmanes de la région.

Jeudi, son désaccord sur les bombardements a empêché les 28 pays membres de l'Alliance de confier la mise en œuvre de la zone d'exclusion aérienne à l'Otan. Pour donner son feu vert, Ankara réclame au préalable

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