La Turquie promet d'éradiquer l'EI après l'attentat de Gaziantep

le , mis à jour à 20:29
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 (Actualisé avec tirs d'artillerie sur la Syrie §4, déclarations 
PM § 7-8) 
    ANKARA/ISTANBUL, 22 août (Reuters) - Le ministre turc des 
Affaires étrangères a promis lundi d'éradiquer l'Etat islamique 
(EI) dans les zones frontalières de la Syrie après l'attentat 
attribué à l'organisation djihadiste qui a fait 54 morts, dont 
22 enfants, samedi à Gaziantep, dans le sud du pays, selon 
l'agence de presse Dogan. 
    "Daech doit être éliminé de nos frontières et nous sommes 
prêts à tout faire pour cela", a déclaré Mevlut Cavusoglu lors 
d'une conférence de presse à Ankara. 
    Des rebelles syriens présents en Turquie préparent notamment 
une offensive vers Djarablous, ville frontalière syrienne 
contrôlée par l'EI.   
    Selon la chaîne de télévision NTV, l'armée turque a bombardé 
à l'aide d'Howitzer des positions en Syrie du groupe Etat 
islamique et de la milice kurde YPG au nord de Manbij près de la 
frontière.  
    L'attentat de Gaziantep a été commis par un kamikaze âgé de 
12 à 14 ans, a déclaré dimanche le président turc Recep Tayyip 
Erdogan, ajoutant que les premiers éléments de l'enquête 
tendaient à démontrer l'implication de l'organisation Etat 
islamique.   
    Selon les autorités turques, une ceinture d'explosifs a été 
découverte sur les lieux. Les enquêteurs cherchent à déterminer 
si les commanditaires ont placé la bombe sur l'enfant à son insu 
et l'ont activée à distance, ou s'ils ont fait appel à handicapé 
mental. 
    Le Premier ministre Binali Yildirim a contredit ces 
premières déclarations en annonçant lundi que les éléments de 
l'enquête n'avaient pas permis de déterminer quelle organisation 
était responsable de l'attentat, ni l'identité de son auteur. 
    "Nous ne sommes pas en mesure de vérifier quoi que ce soit 
concernant l'auteur de l'attentat, si c'était un enfant ou un 
adulte et à quelle organisation il appartenait", a dit le chef 
du gouvernement devant la presse à Ankara. 
    Un responsable des services de sécurité a indiqué à Reuters 
que le dispositif utilisé samedi était du même type que ceux 
employés pour l'attentat de Suruç en juillet 2015 et celui 
d'Ankara en octobre 2015, tous deux attribués à l'Etat 
islamique. 
    L'organisation djihadiste est accusée d'avoir commis ces 
actes, qui visaient des Kurdes, afin d'alimenter les tensions 
entre ces derniers et Ankara. L'attentat d'Ankara a fait une 
centaine de morts. 
    Selon l'agence de presse Dogan, le bilan de l'attentat de 
Gaziantep a atteint lundi 54 morts, avec le décès de trois 
victimes. Parmi les blessés, 14 personnes sont dans un état 
critique.  
    Les affrontements entre l'armée et rebelles kurdes ont par 
ailleurs coûté la vie lundi à un soldat ainsi qu'à un 
séparatiste et trois autres militaires ont été blessés. 
    Depuis la fin, en juillet 2015, d'une trêve observée depuis 
deux ans et demi, le PKK multiplie les attentats contre la 
police et l'armée dans le Sud-Est turc à majorité kurde. 
 
 (Orhan Coskun et Daren Butler avec Dasha Afanasieva et Gulsen 
Solaker à Ankara, Cagan Uslu à Istanbul, Nicolas Delame pour le 
service français) 
 
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  • M9425023 il y a 4 mois

    Un peu cousu de fil blanc...