La Turquie étudie une «zone tampon» en Syrie

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La man?uvre viserait à contenir un éventuel exode. Mais Ankara ne veut pas être entraîné dans une intervention.

Quand Recep Tayyip Erdogan a recours à l'impératif à la deuxième personne du singulier, il cherche rarement à se montrer courtois. Le premier ministre turc a choisi ce registre pour intimer à Bachar el-Assad l'ordre d'abandonner sa fonction de président. «Pour le salut de ton peuple, de ton pays et de la région, quitte le pouvoir», a exhorté le premier ministre turc, mardi, au cours d'une allocution au Parlement, en évoquant la fin de Hitler et de Ceausescu.

C'est la première fois qu'Ankara demande ouvertement le départ de son ancien allié. À New York, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté mardi à une large majorité une résolution condamnant la répression en Syrie et la «persécution» des protestataires par le régime.

Le gouvernement islamo-conservateur turc s'est donc résolu à mettre en conformité son discours et ses actes : son soutien à la résistance syrienne est de plus en plus manifeste - tout comme, en retour, l'hostilité de la Syrie à son éga

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