La Turquie et la Grèce font front commun contre les passeurs

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    IZMIR, Turquie, 8 mars (Reuters) - Au lendemain du sommet de 
Bruxelles entre l'UE et la Turquie, les gouvernements turc et 
grec sont convenus mardi de la nécessité de combattre les 
réseaux de passeurs en mer Egée et de mettre fin aux migrations 
clandestines. 
    "La Turquie et la Grèce apportent une réponse commune à ceux 
qui en Europe estiment que la Grèce et la Turquie devraient 
gérer seules cette crise", a dit le Premier ministre turc Ahmet 
Davutoglu lors d'une conférence de presse commune avec son 
homologue grec, Alexis Tsipras, à Izmir. 
    Les deux dirigeants, a-t-il dit, se sont mis d'accord sur un 
cadre légal pour combattre les migrations illégales. 
    "L'objectif est de décourager les migrations illégales et de 
repérer les Syriens dans nos camps que l'UE acceptera via un 
canal (d'admission) légal", a ajouté Davutoglu. 
    Tsipras a confirmé que les deux pays, en première ligne dans 
la crise, s'étaient accordés pour intensifier la lutte contre 
les réseaux de passeurs. 
    Le principe de réadmission qui figure dans la déclaration 
adoptée tard lundi soir à Bruxelles, a poursuivi le Premier 
ministre grec, envoie un message clair aux migrants : il 
n'existe "ni volonté politique, ni capacité" de les accueillir 
en Europe. 
    "C'est la réalité que nous devons leur faire passer 
sincèrement afin de stopper, de réduire ce flot insupportable 
pour nos pays", a dit Tsipras. 
    La déclaration de Bruxelles, sur laquelle vont travailler 
les Vingt-Huit d'ici leur prochain sommet, les 17 et 18 mars, 
expose le principe de "renvoyer tous les migrants en situation 
irrégulière qui partent de la Turquie pour gagner les îles 
grecques" et, en parallèle, de "procéder, pour chaque Syrien 
réadmis par la Turquie au départ des îles grecques, à la 
réinstallation d'un autre Syrien de la Turquie vers les États 
membres de l'UE" (voir  ) 
    Cette règle du "un pour un" proposée par Ankara est 
présentée comme un moyen de démanteler le modèle économique des 
réseaux de passeurs, de dissuader les migrants comme les 
réfugiés d'entreprendre la dangereuse traversée de la mer Egée, 
de soulager la Grèce et de protéger les frontières extérieures 
de l'UE. 
    Le gouvernement turc demande aussi en échange un doublement 
de l'aide de trois milliards d'euros promise fin novembre par 
les Européens. 
     
    VOIR AUSSI 
    Le TEXTE de la déclaration de Bruxelles:  
    http://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2016/03/07-eu-turkey-meeting-statement/ 
 
 (Dasha Afanasieva; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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