La Turquie discute achat de missiles avec la France

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ANKARA, 8 septembre (Reuters) - Le président turc Tayyip Erdogan est en discussions avec la France au sujet de l'achat d'un système de missiles de défense de longue portée à la suite de désaccords avec la Chine, pays auquel le contrat avait initialement été attribué. Les Etats-Unis et des responsables de l'Otan - dont la Turquie faite partie - ont déclaré qu'une collaboration entre Ankara et Pékin dans le cadre de ce système pouvait soulever des interrogations en matière de sécurité et de compatibilité d'armements. Eurosam, un consortium franco-italien détenu par le missilier MBDA (coentreprise entre BAE Systemes BAES.L , Airbus AIR.PA et Finmeccanica SIFI.MI ) et Thales TCFP.PA , avait terminé en deuxième position lors d'un appel d'offres organisé en septembre, remporté par China Precision Machinery Import and Export Corp (CPMIEC) avec une proposition à 3,4 milliards de dollars (2,6 milliards d'euros). "Certains désaccords sont apparus avec la Chine, sur des questions telles que la production en commun et le savoir-faire, au cours des négociations sur le système de missiles de défense", a dit Tayyip Erdogan à dit journalistes lors de son retour d'un sommet de l'Otan organisé au Pays de Galles, a rapporté dimanche la chaîne de télévision privée NTV. "Les discussions se poursuivent malgré cela mais la France, qui était arrivée deuxième, a fait de nouvelles propositions. A ce stade, nos pourparlers avec la France se poursuivent. Pour nous, le partage de la production c'est très, très important." Ces propos ont été confirmés lundi par les services de la présidence. En choisissant CPMIEC l'année dernière, la Turquie avait froissé ses alliés de l'Otan, la société chinoise faisant l'objet de sanctions américaines pour violation de l'acte de non-prolifération visant l'Iran, la Corée du Nord et la Syrie. Le secrétaire à la Défense américain Chuck Hagel était à Ankara ce lundi. Le mois dernier, la Turquie a invité les participants à l'appel d'offres - derrière CPMIEC et Eurosam, l'américain Raytheon RTN.N est arrivé en troisième position - à prolonger la validité de leurs propositions, suggérant alors qu'il était encore prêt à envisager des alternatives à CPMIEC. (Tulay Karadeniz à Ankara et Humeyra Pamuk à Istanbul, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Joanny)


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  • M4358281 le lundi 8 sept 2014 à 14:36

    vendre des missiles à un Etat islamique ..? et on refuse à Poutine ?