La Tunisie, un avertissement pour d'autres pays arabes

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Certains spécialistes estiment que la «Révolution du jasmin» pourrait créer un effet d'entraînement dans les régimes autoritaires de la région. Mais des disparités locales demeurent.

Faut-il y voir un signe ? Les journaux du monde arabophone étaient nombreux, ce samedi, à saluer le départ du président tunisien Ben Ali sous la pression de la rue. «La révolte populaire des Tunisiens est à présent le nouveau phare du monde arabe», estimait le quotidien algérien El-Watan, tandis que le libanais An-Nahar prévoyait des répercussions « dans plus d'un pays de la région». Vendredi soir, des dizaines d'Egyptiens se sont joints au Caire à un groupe de Tunisiens pour célébrer le départ de Ben Ali, scandant «Ecoutez les Tunisiens, c'est votre tour les Egyptiens !»

Samedi, hormis quelques pays comme l'Egypte ou le Qatar, la plupart des gouvernements arabes restaient prudents ou silencieux samedi après la chute du président tunisien.

De l'avis de plusieurs spécialistes, le modèle tunisien pourrait inspirer les populations voisines sous le coup de régimes autoritaires, d'autant qu'elles souffrent souvent de problèmes semblables à ceux qui ont poussé le

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