La Tunisie s'attend à une percée islamiste 

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INFOGRAPHIE - Le parti Ennahda, crédité de 25 à 30% des suffrages, tente de rassurer en jurant qu'il n'imposera pas la charia en cas de victoire dimanche. Mais il est tiraillé entre une direction modérée et une base plus radicale.

De notre envoyé spécial à Tunis.

Elle est la «vitrine» d'En­nahda: Souad Abderrahim, une moutabarija, autrement dit une femme ne portant pas le voile, est tête de liste des islamo-conservateurs dans les quartiers chics de la banlieue de la capitale. La candidate à la chevelure rousse tombant sur les épaules devance - sur le papier du moins - Zied Daoulatli, membre fondateur du mouvement, inscrit en deuxième position pour ne pas effaroucher les électeurs de Tunis 2. L'initiative ne suffira pas à convaincre la bonne société de Carthage de voter pour un parti religieux même si ses disciples sont habillées en tailleur parisien. Mais elle témoigne d'une cer­taine habilité.

Favori du scrutin de ce dimanche, Ennahda, «la renaissance» en français, tente de se départir de l'image d'épouvantail intégriste qui était la sienne sous le régime de Ben Ali. Ses dirigeants multiplient les signes d'ouverture. À son retour d'exil fin janvier, son chef, Rached Ghannouchi, 70

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