La Tunisie remet en place le couvre-feu après les affrontements

le , mis à jour à 23:10
2
La Tunisie remet en place le couvre-feu après les affrontements
La Tunisie remet en place le couvre-feu après les affrontements

L'effervescence gagne de nouveau la Tunisie. Cinq ans après sa révolution ayant chassé Ben Ali, le pays peine à relever la tête. L'économie en berne, les touristes qui font défaut depuis les attentats meurtriers commis par des djihadistes, il est aujourd'hui livré à des violences dans plusieurs villes du sud mais aussi du nord. Les autorités ont décrété vendredi un couvre-feu nocturne dans tout le pays. 

«Au vu des atteintes contre les propriétés publiques et privées et de ce que la poursuite de ces actes représente comme danger pour la sécurité de la patrie et des citoyens, il a été décidé de proclamer à partir d'aujourd'hui (vendredi) un couvre-feu sur tout le sol tunisien de 20 heures à 5 heures», a indiqué dans la matinée le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Ce, alors que le Premier ministre Habib Essid a assuré vendredi à l'issue d'un déjeuner avec François Hollande à l'Élysée, que «la situation se calme» et qu'elle est «actuellement maîtrisée». Le Premier ministre tunisien qui a décidé d'écourter sa tournée en Europe afin de regagner son pays, a relevé toutefois, «nous n'avons pas de baguette magique, on ne peut pas résoudre tous les problèmes d'emploi en une seule fois».

Vendredi soir, dans une allocution télévisée, le président Béji Caïd Essebsi a jugé la contestation «naturelle» et appelé le gouvernement à élaborer un plan contre le chômage car «il n'y a pas de dignité sans emploi». Mais il a mis en garde contre sa récupération par «des mains malveillantes», évoquant des partis politiques sans les nommer ainsi que Daech.

Depuis le début de la semaine un mouvement de contestation sociale, parti de la région défavorisée de Kasserine, dans le centre, pour se propager à d'autres départements (wilayas) du pays. Kasserine, ville emblématique de cette révolte, s'est à nouveau embrasée dans la nuit malgré les renforts de forces de l'ordre. Les ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • aperalma il y a 11 mois

    @charleco: je vous réponds: les" troubles" sont d'origine sociale et économique....et nullement en rapport avec les USA...Vous confondez et mélangez tout...et je vous signale que Tunisie est au féminin. Je ne vois pas le rapport entre Tunisie, Cameron et polonium...Une pinte de bière ou une bouteille de rouge de trop?

  • charleco il y a 11 mois

    Il serait intéressant de savoir si les USA sont derrière les troubles : la Tunisie marche avec la coalition de Poutine et les USA font tous pour le déstabiliser (voir Cameron avec cette vieille affaire au polonium).