La Tunisie prolonge l'état d'urgence pour deux mois

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La Tunisie prolonge l'état d'urgence pour deux mois
La Tunisie prolonge l'état d'urgence pour deux mois

L'état d'urgence proclamé le 4 juillet en Tunisie pour 30 jours, à la suite de l'attentat contre des touristes dans un hôtel de Port El Kantaoui (centre-est) qui avait fait 38 morts le 26 juin, sera prolongé « sur tout le territoire de deux mois à partir du 3 août 2015».

Annonçant sa décision dans un simple communiqué, «après des consultations avec le chef du gouvernement et le président du Parlement», la présidence tunisienne l'explique par la persistance de menaces d'attentats jihadistes. Mais elle ne précise pas si sa décision de prolonger cette mesure d'exception est due à des menaces précises.

Le 4 juillet, huit jours après l'attaque jihadiste la plus sanglante de l'histoire de la Tunisie, le président Béji Caïd Essebsi avait proclamé l'état d'urgence en raison de «la situation exceptionnelle que traverse le pays et la persistance de menaces qui font que le pays est en guerre d'un genre spécial». Face aux craintes de restriction des libertés publiques et de criminalisation des mouvements sociaux sous couvert de lutte antiterroriste, les autorités affirmaient vouloir «sécuriser la Tunisie et à diffuser (...) un sentiment de sécurité».

Trente-huit touristes, dont 30 Britanniques, ont été tués le 26 juin lorsqu'un étudiant tunisien armé d'une Kalachnikov a ouvert le feu dans un hôtel de Port El Kantaoui (centre-est). L'attentat a été revendiqué par le groupe Etat islamique (EI), tout comme celui qui avait visé des touristes au musée du Bardo à Tunis le 18 mars.

L'état d'urgence accorde des pouvoirs d'exception aux forces de l'ordre. Il permet notamment aux autorités d'interdire les grèves et les réunions «de nature à provoquer ou entretenir le désordre», de fermer provisoirement «salles de spectacle et débits de boissons» ainsi que de «prendre toutes mesures pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature».

Depuis sa révolution il y a quatre ans, la ...

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