La Tunisie attend son «dialogue national» et le départ du gouvernement

le
0
La Tunisie attend son «dialogue national» et le départ du gouvernement
La Tunisie attend son «dialogue national» et le départ du gouvernement

Quelques milliers de sympathisants de l'opposition manifestaient mercredi après-midi à Tunis où un dialogue national censé résoudre une profonde crise politique doit débuter avec la promesse d'une démission des islamistes au pouvoir. Réunis sur l'avenue Habib Bourguiba, ils brandissaient des drapeaux tunisiens en scandant «le peuple veut la chute du régime», «dégage» ou encore «gouvernement de traîtres démissionne!».

Un haut responsable du ministère de l'Intérieur a avancé le chiffre de «10.000 manifestants».

Les manifestants entendent maintenir la pression, au moment où doit s'ouvrir des négociations entre le pouvoir et les opposants, qui a pour objectif de résoudre la crise politique qui paralyse le pays depuis le 25 juillet, et l'assassinat du député d'opposition Mohamed Brahmi.

Ce mercredi après-midi, lors d'un conseil des ministres extraordinaire, le Premier ministre, l'islamiste Ali Larayedh, devrait annoncer qu'il s'engage à démissionner et permettre l'ouverture dans la foulée du «dialogue national», selon les mots du président de l'Assemblée nationale constituante (ANC), Mustapha Ben Jaafar. Le premier ministre devait s'exprimer vers 15h30.

Les rivaux politiques, qui se réuniront pour la première fois mercredi après-midi, auront trois semaines pour s'accorder sur la composition d'un gouvernement de technocrates. Parallèlement, ils auront un mois pour faire adopter la Constitution, en cours d'élaboration depuis deux ans, une loi électorale ainsi qu'un calendrier pour les prochaines élections. Dans un entretien exclusif lundi au Parisien.fr, Mustapha Ben Jaâfar, président de l'Assemblée nationale constituante et chef de file des socialistes tunisiens, estimait que «les élections pourraient avoir lieu en avril prochain».

Le lancement de ce «dialogue national» coïncide avec le deuxième anniversaire de l'élection de la Constituante, premier scrutin libre de l'histoire tunisienne ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant