La triste agonie du CSKA Sofia

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La triste agonie du CSKA Sofia
La triste agonie du CSKA Sofia

Le couperet est finalement tombé sur le mythique CSKA Sofia, qui a perdu sa licence professionnelle et qui devrait donc être rétrogradé en division amateur. Une crise unique, fruit de l'accumulation de dettes colossales, qui témoigne du triste état de santé du football bulgare. Et le combat pour récupérer la dépouille du CSKA ne fait que commencer, entre hommes d'affaires plus ou moins scrupuleux, et pleins d'idées farfelues pour relancer le club.

Alors que le football bulgare actuel n'a qu'un seul visage, celui du Ludogorets Razgrad, quadruple champion du pays en titre et présent la saison dernière en Ligue des champions, les clubs historiques se dirigent rapidement et peu sûrement vers le mur. Dernière illustration, le psycho-drame au CSKA Sofia criblé de dettes, qui n'a pas obtenu le renouvellement de sa licence professionnelle et qui jouera très probablement la saison prochaine en amateur. Pourtant, depuis quelque temps, les médecins se pressent au chevet du malade sofiote. Et une multitude de personnages, allant des propriétaires actuels à des repreneurs potentiels, s'improvisent sorciers pour tenter de trouver des parades à cette décision. Comme autant de vautours tournoyant autour d'un grand blessé, dont le sort était pourtant prévisible depuis des années.

Quand papa et maman paient le loyer


"Le CSKA Sofia n'a pas reçu de licence et, selon les règles de l'Union bulgare de football, doit jouer en troisième division." C'est par cette phrase laconique que Borislav Mihaïlov, le président de la Fédération bulgare de football, a annoncé lundi dernier la sentence au CSKA. Une conclusion somme toute logique pour un club qui avait fait grimper sa dette à douze millions d'euros, dont six qu'il devait à l'État bulgare. Les salaires n'étaient plus versés aux joueurs ni au personnel depuis plusieurs mois, et Maksims Uvarenko, le gardien letton de l'équipe, avait déclaré il y a peu : "Le manque d'argent est problématique, je n'ai toujours pas reçu de salaire. Ma femme et moi attendons un enfant et nous ne pouvons pas nous permettre de rester sans argent. J'ai été obligé d'accepter de l'argent de mes parents pour payer le loyer de notre appartement à Sofia." Malaise. Le CSKA Sofia avait même lancé un appel aux dons auprès de ses fans pour tenter de rembourser une partie de ses créanciers, mais rien n'y a fait, et la relégation administrative est venue couronner de longues années de mauvaise gestion.

Un ancien vice-Premier ministre caillassé


Une situation ubuesque pour un club légendaire, fondé en 1948 et qui a rapidement eu l'image du club du pouvoir, chouchouté par le régime en place en raison de sa proximité avec l'armée (CSKA signifie Club sportif central de l'armée, et l'équipe évolue au stade de l'Armée bulgare). Le CSKA, c'est 31 titres de champion de…




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