La trêve semble tenir à Juba après des jours d'affrontements

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    par David Lomuria et Denis Dumo 
    JUBA, 12 juillet (Reuters) - Les habitants de Juba, la 
capitale du Soudan du Sud, ont commencé mardi à sortir 
prudemment de leurs abris de fortune à la faveur d'un 
cessez-le-feu décrété la veille après plusieurs jours de 
violents combats entre les troupes du président Salva Kiir et 
celles de son vice-président et grand rival Riek Machar. 
    Les affrontements, qui ont fait plusieurs centaines de morts 
depuis jeudi, menacent de faire retomber le pays dans la guerre 
civile après la signature de l'accord de paix d'août 2015, censé 
mettre fin à deux ans de conflits ethniques entre le peuple 
Dinka, celui de Salva Kiir, et les Nuer de Riek Machar. 
    Dans les rues de la capitale, les boutiques restent fermées. 
    Selon les Nations unies, au moins 36.000 personnes se sont 
réfugiées sur des sites gérés par l'Onu ou en d'autres endroits 
de la ville comme des églises ou des écoles.   
    Les deux dirigeants ennemis n'ont pas voulu reconnaître leur 
responsabilité dans cette recrudescence de la violence et ont 
appelé au calme au plus fort des combats, qui ont impliqué 
canons antiaériens, chars et hélicoptères. 
    Ils pourraient se rencontrer ou discuter par téléphone mardi 
pour consolider le cessez-le-feu, a indiqué un porte-parole de 
Riek Machar, James Gatdek Dak. 
    "Machar s'engage à appliquer l'accord de paix", a-t-il dit.  
    Une instance internationale, la JMEC, doit surveiller le 
cessez-le-feu et l'élaboration d'un accord de paix. Elle est 
dirigée par Festus Mogae, ancien président du Botswana. 
 
 (avec George Obulutsa à Nairobi; Laura Martin pour le service 
français, édité par Jean-Stéphane Brosse) 
 
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