La transition se négocie en Égypte

le
0
L'armée souhaite obtenir en coulisses une promesse d'immunité pour les généraux.

Au Caire 

Il y a le devant de la scène, la place Tahrir, agora encore transformée vendredi en tribune des revendications post-révolutionnaires: calendrier de transfert du pouvoir aux civils, exclusion de la vie politique des membres de l'ancien régime, levée de l'état d'urgence, adoption de règles «supraconstitutionnelles» pour préserver l'Égypte d'une dérive vers un État théocratique en cas de victoire des islamistes aux prochaines législatives, qui débuteront le 28 novembre. Mais il y a surtout, en coulisses, des tractations tout aussi importantes bien que - si cela est possible - plus opaques: celles qui pourraient conduire à une amnistie des généraux du Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir depuis la chute de Moubarak. «On sent bien que ce qui préoccupe les militaires est d'obtenir une garantie qu'ils ne seront pas traduits en justice quand ils auront remis le pouvoir aux civils», souligne Mohammed Awad, membre du Comité de coordinat

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant