La transformation tiki-taka du Celta

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La transformation tiki-taka du Celta
La transformation tiki-taka du Celta

Aujourd'hui considéré comme l'une des formations les plus sexys de Liga, le Celta Vigo n'a pas toujours connu telle réputation. Car historiquement musclé et prosaïque, le jeu prôné par les Galiciens les a longtemps enfermé dans une case dont ils s'extirpent enfin.

Jamais le Barça de Luis Enrique ne s'est fait autant balader que par le Celta Vigo. Pour sûr, un an avant ces retrouvailles dominicales, les Blaugranas repartent du Balaidos avec la plus grosse valise de leur saison dans la musette (4-1) et y reçoivent une leçon de football total. Un comble autant pour les Catalans que les Galiciens : géniteurs auto-désignés du tiki-taka, les Barcelonais se font manger dans ce registre par un Celta historiquement caractérisé par son jeu d'un autre temps. Ce que ne peut que confirmer José Rodilla, ancienne gloire des Celtiñas dans les années 70 : "Nous formions une équipe différente. Même si en attaque nous n'étions pas les moins techniques, nous donnions beaucoup, beaucoup de coups en défense. Nous n'étions pas aussi bons que l'équipe actuelle. Aujourd'hui, même les trois grands ne jouent pas mieux que le Celta". Culturel autant que générationnel, le changement est tel que le dixième club le plus assidu d'Espagne en Primera se voit en miroir, à son échelle, du FC Barcelone. En tout cas, c'est bien ce que le groupe chinois qui s'apprête à racheter le Celta espère.

Terrain inondé, jeu testostéroné et entraîneur viré


Depuis la sortie de terre du Balaidos, ses enceintes crachent avant chaque coup d'envoi le même psaume : "Hala Celta a demostrar por historia y tradicion que tu lema es noble juego valentia y corazon" - "Allez le Celta, tu dois démontrer, par ton histoire et ta tradition, que ta devise est le jeu noble, la vaillance et le coeur", en VF. Limpides, les paroles de l'hymne évoquent frontalement le style direct affiché depuis tout temps par le Celta. Pour Manolo Rodriguez Alfonso, capitaine légendaire de 1966 à 1982 et homme le plus capé dans l'histoire du club (432 apparitions), "avant, on ne touchait pas autant le cuir et on ne faisait pas autant de passes car le Balaidos ne l'acceptait pas. Par exemple, un entraineur argentin, Dellacha, était arrivé et voulait que nous jouions depuis derrière. Les gens ne comprenaient pas, s'ennuyaient et ont rapidement eu sa tête". " : Quand aujourd'hui les rejetons de la cantera répondent aux noms de Santi Mina ou de Denis Suarez, petits gabarits à la technique léchée, les légendes d'antan, telles Manolo, Atilano ou encore Vicente, renvoient à de grandes gigues coriaces et adeptes du marquage serré.
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