La trajectoire troublante de Poly Implant Prothèse

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La société, qui fabriquait des prothèses mammaires défectueuses, exportait plus de 80% de sa production à l'étranger. Son fondateur, Jean-Claude Mas, était un ancien charcutier.

De la charcuterie à la fabrication de matériel médical, il y un gouffre que Jean-Claude Mas a pourtant su franchir sans difficulté. Le fondateur de la société Poly Implant Prothèse (PIP), aujourd'hui recherché par Interpol, était charcutier selon Patrick Baraf, chirurgien plastique parisien qui l'a côtoyé. Lancé dans le business des prothèses mammaires dans les années 80, ce dernier porte aujourd'hui sur ses épaules un scandale sanitaire dont les ramifications sont mondiales.

Au milieu des années 2000, à l'époque où sa société fondée en 1991 à la Seyne-sur-Mer, dans le Var, occupait le troisième rang mondial du secteur, PIP produisait environ 100.000 prothèses par an. Et 84% de son activité était destinée à l'exportation, selon le jugement de liquidation judiciaire du tribunal de commerce de Toulon. L'Amérique du Sud totalisait plus de 58% des ventes à l'exportation en 2007 et 50% en 2009. L'Europe de l'Ouest était l'autre grande région d'exportation (2

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