La torture toujours pratiquée à Bahreïn, selon Amnesty

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 (Actualisé avec réaction) 
    DUBAI, 21 novembre (Reuters) - La torture est d'autres 
mauvais traitements sont toujours pratiqués à Bahreïn malgré les 
réformes entreprises après le soulèvement populaire de 2011, 
affirme lundi Amnesty International.  
    Dans un rapport sur les instances mises sur pied pour 
veiller au respect des droits de l'homme dans l'émirat, 
l'organisation parle de "graves manquements".  
    Elle met en cause le médiateur du ministère de l'Intérieur 
et l'Unité spéciale d'investigation du parquet, deux organismes 
créés en 2012 et parrainés par la Grande-Bretagne, dont les 
travaux ont permis à Londres et Manama de faire état de progrès. 
    "Il ne fait aucun doute que le gouvernement bahreïni a pris 
des mesures qui vont dans le bon sens en créant des organes 
chargés d'enquêter sur les violations des droits de l'homme et 
pour faire en sorte que leurs auteurs présumés en rendent 
compte", écrit Lynn Maalouf, directrice adjointe de la recherche 
à l'antenne régionale d'Amnesty.   
    "Malheureusement, ces réformes restent tristement 
inadéquates. La torture et d'autres mauvais traitements infligés 
par les forces de l'ordre persistent dans un système marqué par 
l'impunité et l'absence d'indépendance de la justice", 
ajoute-t-elle.   
    Le médiateur du ministère de l'Intérieur, qui a mis en doute 
certains cas cités par Amnesty, s'est dit fier de ce qu'il a 
accompli et a jugé certains manquements inévitables dans la 
mesure ou sa mission est sans précédent.  
    "Pour notre part, nous allons étudier attentivement le 
rapport d'Amnesty dans le contexte de notre plan de 
développement et de nos engagements", dit-il dans un communiqué. 
 
 (Sami Aboudi, Jean-Philippe Lefief pour le service français) 
 
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  • M7163258 il y a une semaine

    Un pays où règne la seule religion de paix et d'amour!