La Thaïlande perd son rang parmi les exportateurs de riz

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(Commodesk) La Thaïlande est en passe de perdre la première place parmi les exportateurs mondiaux de riz, déplore le Bangkok Post. Avec le système d'achat public, les producteurs préfèrent vendre leur riz à un prix garanti aux entrepôts publics qui le stockent, plutôt qu'aux négociants au prix réel du marché.

L'Institut de développement du riz thaïlandais note que cette politique est en bout de course. Depuis janvier dernier, en effet, les exportations ont reculé de 44%, par rapport à 2011, parce que le riz thaïlandais n'est pas compétitif sur le marché mondial. Le Bengladesh a refusé récemment un contrat d'Etat à Etat, et le dernier acheteur connu est la Côte d'Ivoire.

Cette politique que le quotidien d'opposition taxe de populisme a déjà coûté 270 milliards de bahts (7 milliards d'euros) aux finances publiques thaïlandaises, dont le tiers provenait de la banque publique de l'agriculture et des coopératives agricoles. Il en résulte des stocks de 8 millions de tonnes de riz blanc (équivalents à 11 millions de tonnes de riz paddy non décortiqué), qu'il faudra bientôt vider pour faire place à une nouvelle récolte. Coût du déstockage, si le gouvernement cède ses réserves sur le marché mondial : 140 milliards de bahts (3,6 milliards d'euros), soit 250 à 330 euros par tonne.

La Thaïlande pourrait céder la place de 1er exportateur à l'Inde ou au Viet Nam. Le riz thaïlandais se négocie entre 437 et 878 euros la tonne, suivant les qualités, d'après l'association des exportateurs de riz thaïlandais. Le riz blanc brisé à 5% vaut 477 euros, contre 371 euros la tonne pour son équivalent vietnamien.

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