La tension monte d un cran au port d Auckland

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(Commodesk) La direction du port d'Auckland a déposé, jeudi 22 mars, un préavis de « lock-out » à l'encontre de 292 salariés. Cette pratique, qui n'existe pas en France, consiste pour l'employeur à empêcher les salariés de travailler lors d'un conflit social. Une décision jugée « incroyable, illégale et pratiquement suicidaire » par la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF). Au début du mois, le Port avait décidé de licencier ces 292 salariés pour recourir à la place à des sous-traitants. Le Syndicat maritime de Nouvelle-Zélande (MUNZ) avait alors porté plainte auprès de l'Employment Court, jugeant cette décision illégale tant que les négociations n'avaient pas abouti. La direction a créé la surprise en annonçant ce lock-out, alors que les grévistes venaient juste de voter la reprise du travail, après une grève de quatre semaines consécutives. Les grèves se sont succédé depuis décembre dernier, les parties ne parvenant pas à un accord sur la nouvelle convention collective et sur le recours à la sous-traitance. Le Port d'Auckland affirme avoir perdu à cause des grèves 30 millions de dollars néo-zélandais au cours en janvier et février, et a par ailleurs perdu deux contrats importants avec Maersk et Fonterra.
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