La taxe sur les robots : cette mesure marketing de Benoît Hamon

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Benoît Hamon estime que le travail va se raréfier avec la révolution des robots et de l'intelligence artificielle. Le ralentissement de l'augmentation de la productivité partout dans les économies développées laisse, pour l'instant, présager le contraire.
Benoît Hamon estime que le travail va se raréfier avec la révolution des robots et de l'intelligence artificielle. Le ralentissement de l'augmentation de la productivité partout dans les économies développées laisse, pour l'instant, présager le contraire.

Taxer les robots. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la proposition de Benoît Hamon ne fait pas l'unanimité. Elle repose en effet sur l'idée, très contestée parmi les économistes, que le travail humain va être remplacé par les machines devenues « intelligentes ».

Nombreux sont ceux qui répondent au candidat que l'Allemagne possède près de trois fois plus de robots industriels que la France et qu'elle est quasiment au plein emploi ! Selon la Fédération internationale de la robotique, l'Hexagone comptait ainsi 127 robots industriels multifonctions pour 10 000 ouvriers de l'industrie en 2015, contre 301 de l'autre côté du Rhin.

Mais, à bien écouter ce que dit Benoît Hamon, on s'aperçoit que sa proposition de « création d'une taxe sur les robots », comme il est écrit sur le site de campagne, n'en est pas vraiment une.

En réalité, Benoît Hamon reprend une idée très en vogue depuis des décennies selon laquelle le système de protection sociale français ne peut plus seulement être financé par des cotisations sociales sur les salaires, qu'elles soient payées par le salarié ou par l'employeur. En effet, ce système revient à taxer le travail et donc à renchérir son coût relatif par rapport à l'autre grand facteur de production, le capital. Ce qui permettrait de favoriser les créations d'emplois à court terme.

Une idée de......

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