La taxe foncière s'envole dans les grandes villes

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INFOGRAPHIE. La taxe foncière a significativement augmenté dans 20 grandes villes. C’est deux fois plus qu’en 2014. En cinq ans, la taxe foncière a bondi de 16,42% en moyenne

L‘accalmie aura été de courte durée. Les taxes foncières que les propriétaires doivent payer avant demain soir, mercredi 15 octobre, a en moyenne augmenté de 2,2% cette année par rapport à 2014 dans les 50 plus grandes villes de France, constate l’étude annuelle de l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI). Une hausse bien supérieure à l’inflation (0% en septembre sur un an) et à celle constatée l’an dernier (+1,3%). «En 2014, année électorale, toutes les grandes villes avaient calmé le jeu», explique Jean Perrin, président de l'UNPI.

Nombre d’entre elles se sont rattrapé cette année. La taxe foncière a ainsi a augmenté au-delà des 0,9% de revalorisation automatique dans 20 grandes villes. «Elles sont deux fois plus nombreuses qu’en 2014 à avoir augmenté leurs taux d’imposition et dans une proportion plus forte», détaille Jean Perrin. A Lille, la taxe foncière a tout bonnement flambé de 14,56%. Viennent ensuite Strasbourg (+9,62%), Toulouse (+7,76%), Lyon (+6,65%), Toulon (+6,6%), Bordeaux (+5,41%) et Créteil (+5,27%). Dans 26 autres villes, dont Paris, Amiens, Perpignan, Saint-Etienne, Reims, Nice, Nancy, Courbevoie, Orléans, Rouen, Avignon, Le Havre, Brest, Nantes, Metz, Nîmes ou encore Saint-Denis, la hausse est conforme à la revalorisation automatique (+0,9%). Seuls les propriétaires d’une maison ou d’un appartement à Roubaix (-0,04%), Caen (+0,32%) et Tourcoing (+0,76%) ont vu leur feuille d’impôt rester quasi stable.

En cinq ans, entre entre 2009 et 2014, la taxe foncière a bondi de 16,42% en moyenne (+21% entre 2008 et 2013), soit deux fois et demi plus que l’inflation (6,5%). En cause, la revalorisation annuelle des valeurs locatives (+7,94%) et la progression des taux d’imposition fixés par les communes et les départements (+7,86%). Sur l’ensemble du territoire, la part départementale payée par les contribuables a augmenté en moyenne de 17,45% en cinq ans. Ce sont les contribuables de la Corse du Sud qui ont enregistré la plus forte hausse (+ 70,50 %), suivie par l’Aisne (+59,32%), le Val-d’Oise (+58,20%) et l’Ain (+42,78%). En revanche, les cotisations départementales ont faiblement progressé dans les Hauts-de-Seine (+5,70%), en Martinique (+7,11%) en Guadeloupe (+7,26%) ou à la Réunion (+7,27%), n’augmentant qu’en raison de la revalorisation annuelle des valeurs locatives.

Au niveau global, en cumulant les taux du département et de la commune, les habitants d’Argenteuil (+26,34%), de Montreuil-sous-bois (+24,02%) et de Dijon (21,59%) sont ceux qui ont connu la progression de leur taxe foncière la plus importante entre 2009 et 2014, parmi les cinquante villes les plus peuplées de France. En revanche la taxe foncière a peu augmenté à Grenoble (+6,53%), Tourcoing (+6,80%) et Nice (+6,95%) sur la même période.

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  • M1945416 le jeudi 15 oct 2015 à 10:11

    commente appel t-on le fait de faire payer pour un produit , chaque année , alors que les gens on acheté ce produit ??

  • loup333 le jeudi 15 oct 2015 à 09:44

    Sparta... à Lille, Lyon Strasbourg ce sont des maires de droite??Pas encore réveillée ou vision étriquée habituelle de gauchiste? hum j'hésite...

  • Spartaku le jeudi 15 oct 2015 à 06:47

    La taxe foncière s'envole dans les villes de droite , par simple idéologie ... je me marre en pensant aux droi tos qui ont voté pour ces maires incapables de faire ce qu'ils voudraient voir fait par le gouvernement socialiste : des économies !!

  • b.renie le jeudi 15 oct 2015 à 06:19

    Je vous assure les élus et les citoyens de la Confédération sont très satisfaits du système

  • b.renie le jeudi 15 oct 2015 à 06:18

    La fiscalité française est illisible car l'autorité taxante (qui fixe les assiettes et perçoit la plus grande partie des divers impôts) n'est pas celle qui dépense. Cela permet au nom de la solidarité de créer un paravent qui génère l'irresponsabilité puisque ce n'est pas celui qui taxe qui ordonne la dépense. Il faut étudier le système fiscal suisse et s'en inspirer pour clarifier qui est responsable de quoi. Autrement dit décentraliser l'application "fiscalité" : son vécu dans un cadre général

  • er3dw le mercredi 14 oct 2015 à 21:57

    marre de ces abus de droit non dit avant les élections