La tarte tropézienne à la conquête de Paris 

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L'entreprise, reprise par Albert Dufrêne, vient d'investir 5 millions d'euros dans un nouveau laboratoire ultramoderne, lui donnant la possibilité d'accroître de 50 % sa production de tartes.

La recette, secrète, est inchangée depuis sa création après-guerre par Alexandre Micka, un pâtissier polonais débarqué en Provence avec les Alliés. La tarte tropézienne, une brioche fourrée de crème parfumée à la fleur d'oranger, a acquis une notoriété planétaire quand, en 1956, Brigitte Bardot, sur le tournage d' Et Dieu créa la femme, le film de Roger Vadim, découvre la «trop'» et en fait son dessert favori.

Pour les stars et les jet-setteurs, elle est devenue un symbole de fête qu'on vient chercher jusque dans le petit port varois. La tarte tropézienne, dont la marque et la recette ont été déposées, va toutefois ­aller à la rencontre des consommateurs au-delà du Sud-Est où elle est commercialisée dans dix-huit pâtisseries. L'entreprise, reprise par Albert Dufrêne, vient d'investir 5 millions d'euros dans un nouveau laboratoire ultramoderne, lui donnant la possibilité d'accroître de 50 % sa production de tartes, y compris en surgelé.

Objectif, la conquête du marché parisien avec le projet d'ouvrir trois ou quatre petites boutiques et un ou deux corners de grands magasins entièrement dévolus à son produit vedette, à l'image de Ladurée avec ses macarons, explique Albert Dufrêne.

Il veut également compléter son maillage du Sud-Est en ouvrant des boutiques à Aix-en-Provence, dans le centre de ­Marseille, Toulon et Cannes, et développer l'exportation, au Japon, aux États-Unis, en Russie et en Chine. Il compte ainsi doubler son chiffre d'affaires, qui s'élève à 15 millions d'euros aujourd'hui.

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